Le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a affirmé ce jeudi 9 juillet sur RMC que le taux de réussite au baccalauréat, établi à 85,5 % cette année, présente une légère baisse par rapport à l’année précédente, où il était de 85,75 %. Ce résultat marque la première diminution observée depuis cinq ans, et le ministre a clairement lié cette situation au durcissement des règles de notation mises en place.
EN BREF
- Taux de réussite au baccalauréat à 85,5 %, en légère baisse.
- Édouard Geffray évoque un durcissement des règles de notation.
- Objectif : rehausser le niveau du diplôme.
Lors de son intervention, Edouard Geffray a précisé que les mesures adoptées visaient à renforcer l’exigence académique. Parmi ces mesures, la fin des points jury a été un point crucial. Ces points, qui pouvaient auparavant être ajoutés pour arrondir les moyennes des élèves, ont été plafonnés à 0,5 point. Ce changement a été officialisé par un décret publié le 4 décembre 2025.
Le ministre a également introduit un seuil minimal requis pour accéder aux rattrapages, fixé à une moyenne générale de 8/20. Ce durcissement s’inscrit dans une volonté affichée de rehausser le niveau du diplôme et d’assurer une évaluation plus rigoureuse des compétences des candidats.
Consignes d’examen et impact sur les résultats
Edouard Geffray a également souligné que les consignes relatives à l’expression écrite, à l’orthographe, à la syntaxe et à la grammaire avaient été renforcées. Cependant, son bilan à ce sujet semble plus nuancé. Il a reconnu que, malgré les directives, certaines consignes n’avaient pas été suivies sur le terrain. Lors d’une réunion de travail le 29 juin, il a constaté des écarts significatifs entre les attentes et la réalité des examens, ce qui l’a laissé insatisfait.
Les résultats préliminaires du baccalauréat, bien que stables par rapport à l’année précédente, soulèvent des interrogations sur la manière dont les nouvelles règles ont été appliquées. « Il y a eu un certain nombre d’articles qui ont montré que ça avait plus ou moins imprégné les esprits », a-t-il indiqué, tout en affirmant qu’il serait nécessaire de retravailler ces consignes pour l’avenir.
Cette situation met en lumière les défis auxquels le système éducatif français est confronté. La volonté de rehausser le niveau du baccalauréat se heurte à des difficultés pratiques sur le terrain. Les enseignants et les élèves doivent naviguer dans un cadre de plus en plus exigeant, ce qui peut créer des tensions et des incertitudes quant à la réussite des élèves.
En conclusion, le ministre Edouard Geffray semble déterminé à maintenir un cap d’exigence croissante pour le baccalauréat, tout en reconnaissant les défis liés à la mise en œuvre de ces nouvelles règles. À l’heure où le taux de réussite est en légère baisse, la situation appelle à une réflexion approfondie sur l’avenir de l’évaluation dans le système éducatif français.