La canicule continue de frapper la France, avec 37 départements placés en vigilance rouge pour la journée du lundi 13 juillet, selon les prévisions de Météo-France. Ces alertes concernent les mêmes zones que celles en vigilance rouge le dimanche précédent, soulignant la persistance de cette vague de chaleur extrême.
EN BREF
- 37 départements en vigilance rouge pour la canicule lundi
- Des températures élevées entre 36 °C et 40 °C attendues
- Impact sur l’énergie : plusieurs réacteurs nucléaires à l’arrêt
La situation pourrait cependant s’améliorer en fin de journée, avec une descente du niveau rouge à orange pour plusieurs départements à partir de 22h. Parmi les départements concernés figurent le Morbihan, la Loire-Atlantique, la Vendée et la Haute-Vienne, entre autres. Les zones côtières de la Manche verront leur alerte passer au niveau jaune dès 6 heures lundi matin.
Virginie Schwarz, PDG de Météo-France, a déclaré sur BFMTV qu’un début de baisse des températures est prévu par la façade atlantique. Bien que des valeurs autour de 30 °C soient attendues, le centre de la France continuera de connaître des températures chaudes, souvent au-delà des 36 °C. La Haute-Loire, par exemple, passera en vigilance orange lundi à partir de midi, ce qui illustre la gravité de la situation climatique actuelle.
La vague de chaleur qui touche le pays dure depuis près d’une semaine, provoquant des conséquences notables. Le Tour de France a dû adapter son parcours, raccourcissant la 9ème étape en raison des conditions climatiques extrêmes. Parallèlement, le secteur énergétique subit également des conséquences, avec trois réacteurs nucléaires à l’arrêt et huit autres fonctionnant à puissance réduite en raison de la chaleur excessive.
Ces arrêts concernent les réacteurs situés près des fleuves, comme les réacteurs n°2 à Golfech (Tarn-et-Garonne), n°3 à Bugey (Ain) et n°2 à Chooz (Ardennes), qui ont dû cesser leurs activités pour des raisons de sécurité environnementale. Les réacteurs n°1 et n°2 à Saint-Alban (Isère) et plusieurs autres installations à Bugey et Tricastin voient également leur puissance réduite. Cela est nécessaire pour respecter les limites de température de l’eau fixées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Pour pallier à cette crise, le ministère de l’Économie a récemment publié une dérogation pour la centrale de Bugey, permettant à EDF de dépasser les limites de température de l’eau pour assurer la sécurité du réseau électrique jusqu’au 20 juillet. Cette dérogation a été demandée afin de garantir une production énergétique suffisante face à une demande croissante en période de canicule.
Alors que la France fait face à cette situation exceptionnelle, les prévisions indiquent que le rafraîchissement des températures se déplacera progressivement vers l’est au cours de la semaine. Cependant, les températures resteront élevées, et il faudra encore plusieurs jours avant de retrouver des conditions climatiques plus clémentes.