À compter du 1er mai 2027, les conducteurs français qui traversent la Belgique devront s’acquitter d’une vignette automobile. Cette nouvelle réglementation, annoncée par les trois régions du pays, s’applique également aux véhicules immatriculés à l’étranger.
EN BREF
- Une vignette automobile sera instaurée en Belgique à partir de mai 2027.
- Les conducteurs français devront payer entre 90 et 125 euros selon le véhicule.
- Des amendes de 70 euros seront appliquées en cas de non-respect de la vignette.
Cette mesure a été révélée début juillet 2026, après des années de discussions sur la nécessité de faire contribuer tous les utilisateurs de la route à son entretien. Le ministre wallon de la Mobilité, François Desquesnes, a souligné que « toutes celles et tous ceux qui utilisent nos routes doivent contribuer équitablement à leur entretien ». De son côté, le ministre flamand Ben Weyts a rappelé que les conducteurs flamands paient déjà des péages dans plusieurs pays européens.
Le système de vignette sera dématérialisé et lié au numéro d’immatriculation du véhicule. Il sera accessible via une plateforme numérique, et concernera tous les véhicules de moins de 3,5 tonnes, qu’ils soient immatriculés en Belgique ou à l’étranger, pour circuler sur les routes principales et autoroutes.
Actuellement, les autoroutes belges sont gratuites, contrairement à d’autres pays tels que l’Italie ou la France, où les péages sont en vigueur. La mise en place de ce mode de paiement a suscité des débats depuis plus de deux décennies, mais c’est désormais une réalité qui s’approche. Le projet d’accord doit encore recevoir l’aval des autorités régionales avant d’être soumis aux instances européennes.
Le coût de la vignette variera en fonction de la pollution du véhicule. Une vignette pour un véhicule « zéro émission » coûtera environ 90 euros par an, tandis que les modèles plus polluants (normes Euro 0 à 3) atteindront un maximum de 125 euros. La possibilité d’acheter une vignette temporaire de 24 heures, de 10 jours, d’un mois ou de deux mois sera également offerte.
Les contrôles de conformité seront effectués par les régions grâce à des caméras de lecture de plaques d’immatriculation. En cas d’infraction, une amende administrative de 70 euros sera imposée.
Enfin, des débats politiques sont attendus autour de cette mesure, notamment de la part de l’opposition. Georges-Louis Bouchez, leader de la droite francophone, a exprimé son opposition à cette nouvelle taxe, promettant qu’elle n’aurait « aucune incidence pour les Belges », ajoutant que d’autres taxes seraient ajustées pour compenser son impact sur le portefeuille des citoyens.
Avec cette mesure, la Belgique fait un pas vers un financement plus équitable de l’entretien de ses infrastructures routières, tout en intégrant les conducteurs étrangers dans ce système.