À l’approche de l’été, l’idée de remplacer sa crème solaire par des compléments alimentaires dits « SPF » semble séduisante. Cette promesse d’une protection solaire sans l’inconvénient d’une application régulière attire de nombreux consommateurs. Cependant, les spécialistes mettent en garde contre cette alternative et soulignent l’importance d’une protection solaire adéquate.
EN BREF
- Les compléments alimentaires « SPF » ne remplacent pas les crèmes solaires.
- Ils offrent un soutien aux mécanismes de défense de la peau, mais pas de protection directe.
- Une crème à large spectre avec un SPF minimum de 30 reste essentielle.
Les compléments alimentaires à effet « SPF » promettent une protection solaire en ne nécessitant qu’une gélule le matin. Sur le papier, cela semble révolutionnaire. Cependant, ces produits, bien que présents sur le marché depuis plusieurs années, attirent récemment davantage l’attention, notamment à travers les recommandations sur les réseaux sociaux.
Le principe de ces compléments est d’apporter des actifs antioxydants à l’organisme, qui pourraient aider la peau à mieux résister aux effets des rayons UV. Mais cette action, bien que bénéfique, ne se compare en rien à celle d’une crème solaire. En effet, il est crucial de comprendre que ces compléments ne contiennent pas de filtres solaires capables d’absorber ou de réfléchir les rayons ultraviolets.
La dermatologue new-yorkaise Shereene Teymour souligne que l’expression « crème solaire orale » peut induire en erreur. Elle précise que la prise d’une capsule ne remplace pas l’application d’un produit solaire. Les compléments alimentaires agissent en soutien, mais ne forment pas une barrière protectrice sur la peau.
Selon Whitney Hovenic, dermatologue et chirurgienne de Mohs, ces formules aident à réduire le stress oxydatif et l’inflammation causés par l’exposition au soleil. Aux États-Unis, ces produits sont classés comme des compléments alimentaires et non comme des protections solaires homologuées.
Les dermatologues reconnaissent que ces compléments ne sont pas dénués d’intérêt. Ils peuvent être envisagés en supplément d’une routine de soins pour certaines personnes, notamment celles très exposées au soleil, sujettes à des problèmes de pigmentation, ou ayant des antécédents de cancers cutanés. Toutefois, même dans ces cas, ils ne rendent pas la peau « immunisée » contre les dommages causés par le soleil.
La clé de la photoprotection reste inchangée : il est impératif d’utiliser une crème solaire à large spectre avec un SPF d’au moins 30, à renouveler toutes les deux heures, surtout après la baignade ou une forte transpiration. De plus, il est recommandé de porter un chapeau, des lunettes de soleil, et d’éviter l’exposition au soleil pendant les heures les plus chaudes de la journée.
En somme, bien que les compléments alimentaires SPF puissent jouer un rôle d’appoint, ils ne doivent en aucun cas remplacer les méthodes traditionnelles de protection solaire. La vigilance et les bonnes pratiques restent essentielles pour profiter du soleil en toute sécurité.
Il est donc crucial de rester informé et de prendre des décisions éclairées concernant sa santé et sa beauté, surtout à l’approche de l’été où les rayons du soleil sont plus intenses.