Après plus de cinq ans de dénégation, Cédric Jubillar a enfin révélé des éléments clés concernant la disparition de son épouse, Delphine Jubillar. Ces déclarations, faites lors d’une audition devant une conseillère de la cour d’appel de Toulouse, apportent un nouvel éclairage sur l’une des affaires criminelles les plus marquantes de ces dernières années.
EN BREF
- Cédric Jubillar revient sur les événements de la nuit du meurtre de son épouse.
- Il décrit une dispute qui aurait dégénéré, entraînant le meurtre de Delphine.
- Son procès, prévu pour l’automne 2026, sera avancé au premier semestre 2027.
Dans son témoignage, Cédric Jubillar, âgé de 38 ans, fait état d’une nuit tendue où il a été incapable de trouver le sommeil. “Je dormais mal depuis quelque temps, je me réveillais souvent la nuit et j’allais fumer une cigarette pour me détendre”, confie-t-il. C’est alors qu’il aurait croisé Delphine dans le salon, entraînant des échanges déjà marqués par une forte animosité.
Au fil de son récit, Cédric Jubillar évoque une dispute qui prend rapidement une tournure violente. Il assure avoir vu une photo sur le téléphone de son épouse, ce qui aurait mis le feu aux poudres. “Elle m’a dit quelque chose qui m’a fait péter les plombs, j’ai vrillé”, raconte-t-il, précisant que Delphine lui aurait lancé : “Maintenant je peux te l’avouer, j’en ai trouvé un qui me fait mieux l’amour que toi”. Ces paroles, selon lui, ont provoqué une perte de contrôle totale.
Il décrit alors le moment tragique du meurtre. “Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré, je lui disais ‘tais-toi, tais-toi, je t’en supplie, tais-toi’”, relate-t-il. Ce geste, qu’il répète plusieurs fois, marque un tournant décisif dans leur relation. “Je ne savais pas combien de fois j’ai répété ça”, admet-il. Cédric Jubillar ne dit pas avoir croisé le regard de Delphine avant qu’elle ne s’effondre, témoignant ainsi d’une profonde tristesse et d’un regret amer.
Après cet acte, Cédric Jubillar confie qu’il lui a fallu un moment pour réaliser l’ampleur de ses actes : “Il m’a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants”. Il poursuit avec des détails sur les actions qu’il a entreprises par la suite, notamment le transport du corps jusqu’à son véhicule. Ce moment tragique est d’autant plus poignant qu’il contraste avec une scène de tendresse qu’il avait partagée quelques heures plus tôt avec son fils Louis.
Déjà condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025, Cédric Jubillar devra répondre de ses nouvelles déclarations devant la cour d’appel. Le procès, qui devait initialement se tenir à l’automne 2026, est désormais prévu pour le premier semestre 2027. Ces révélations, intégrées à la procédure, devraient jouer un rôle central dans les débats futurs.
Alors que l’affaire continue de susciter un vif intérêt, elle soulève de nombreuses interrogations sur la dynamique conjugale et les événements tragiques qui ont conduit à ce drame. La société attend avec impatience le tournant que prendra le procès et les implications de ces nouveaux aveux dans l’affaire Jubillar.