Le 23 juillet 2025, Donat-Jean, l’amant de Delphine Jubillar, a décidé de sortir de son silence après la condamnation de Cédric Jubillar pour le meurtre de sa femme, Delphine Aussaguel. Ce dernier a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025. Dans une interview accordée au Parisien, Donat-Jean, surnommé “l’amant de Montauban”, a dénoncé les aveux de Jubillar, les qualifiant de “malhonnêtes et pervers”.
EN BREF
- Donat-Jean critique les aveux de Cédric Jubillar, jugés trompeurs.
- Il évoque la façon dont le corps de Delphine a été dissimulé.
- Le procès en appel de Jubillar est prévu pour le premier semestre 2027.
Dans ses déclarations, Donat-Jean a exprimé sa colère face à la description qu’a donnée Cédric Jubillar de la nuit tragique du 15 au 16 décembre 2020, où il a avoué avoir tué Delphine. Selon Jubillar, une dispute aurait mal tourné, mais cette version des faits est fortement contestée par son interlocuteur. “Je savais que Cédric Jubillar était un monstre, mais pas à ce point-là”, a-t-il déclaré, ajoutant que l’accusé avait “salit” la mémoire de Delphine avant, pendant et après le crime.
Le corps de Delphine a été retrouvé dans une zone isolée, mais seules des parties de son corps, notamment deux fémurs, ont été découvertes à l’endroit désigné par Cédric Jubillar. Donat-Jean s’est indigné de la méthode employée pour dissimuler le corps, qualifiant le choix de le placer dans un environnement acide comme un tas de compost ou de fumier de “clairement intentionnel” pour détruire les preuves. “Il ne nous fait pas croire qu’il n’avait pas réfléchi à ça”, a-t-il ajouté, mettant en avant l’aspect calculé de l’acte.
En ce qui concerne les accusations de crime passionnel, Donat-Jean a également contesté cette interprétation. Selon lui, le geste de Jubillar relevait davantage d’une volonté de domination et de contrôle que d’un amour sincère. “Il n’y a aucun amour là-dedans, seulement la volonté de posséder et de garder le contrôle”, a-t-il affirmé, soulignant que Delphine ne se serait jamais permise d’énerver un mari qu’elle décrivait comme “colérique” et imprévisible.
Donat-Jean a insisté sur le fait que les aveux de Cédric Jubillar ne correspondaient pas à la réalité de Delphine. “Je suis effaré par le contenu de ses prétendus ‘aveux’, tant il a réussi à dépeindre Delphine aux antipodes de sa vraie personnalité. Elle était tout sauf provocatrice”, a-t-il précisé.
Le procès en appel de Cédric Jubillar, quant à lui, devrait se tenir au premier semestre 2027. Les déclarations de Donat-Jean ajoutent une nouvelle dimension à cette affaire, déjà marquée par la douleur et le mystère entourant la disparition de Delphine Aussaguel, dont le corps n’a jamais été retrouvé dans son intégralité. La lutte pour la vérité et la justice pour Delphine continue, et les témoignages comme celui de Donat-Jean sont cruciaux dans cette quête.