Lyhanna : la mère de Rosa face à des révélations troublantes sur Jérôme Barella

La tragédie de Lyhanna continue de soulever des questions cruciales concernant la protection des enfants victimes de violences sexuelles. Les récentes informations concernant la mère de Rosa, une fillette de 11 ans, mettent en lumière des éléments inquiétants sur la relation qu’elle entretenait avec Jérôme Barella, actuellement accusé du viol et du meurtre de Lyhanna. Alors que la mère et son avocat dénoncent les lenteurs du système judiciaire, des révélations viennent s’ajouter à ce dossier déjà complexe.

EN BREF

  • Rosa a alerté sa mère sur des violences sexuelles en janvier 2025.
  • Jérôme Barella, proche de la famille, aurait exercé une emprise sur la mère et l’enfant.
  • La situation a évolué après une hospitalisation de Rosa en août 2025.

Les révélations de La Dépêche du Midi indiquent que Rosa avait déjà informé sa mère des abus dont elle avait été victime, plusieurs mois avant la mort tragique de Lyhanna. En janvier 2025, alors âgée de 10 ans, Rosa aurait confié avoir subi des violences sexuelles de la part de Jérôme Barella, le père de ses amies. Malheureusement, ces accusations n’ont pas été prises au sérieux par sa mère dans un premier temps.

Un appel téléphonique de Rosa à sa mère, alors qu’elle était au travail, a été un moment crucial. La fillette a tenté de lui faire part de son viol, mais sa mère n’a pas pu se rendre immédiatement à son secours. Plus tard dans la journée, une confrontation a été organisée avec Jérôme Barella, après que la mère de Rosa l’a trouvé devant son domicile. Malheureusement, lors de cette rencontre, la fillette a nié ses accusations, entraînant une réaction violente de sa mère, qui la soupçonnait de mentir.

À cette époque, Jérôme Barella était perçu comme une personne de confiance, très impliquée dans la vie de la famille. Il avait gagné leur confiance en offrant des cadeaux à Rosa et à ses proches, et avait même eu l’autorisation de récupérer la fillette à l’école. Ce lien de confiance a pu créer une forme d’emprise, selon des sources proches du dossier. “La maman se trouvait totalement sous son emprise. Elle a eu la faiblesse de ne pas croire sa fille lorsqu’elle a donné la première alerte,” souligne un informateur.

Malgré la première alerte, Rosa a continué à fréquenter la famille de Jérôme Barella. Des sources rapportent que ce dernier aurait exercé une pression psychologique sur l’enfant pour qu’elle garde le silence. Il lui aurait fait promettre de ne rien dire, en évoquant les conséquences dramatiques que cela aurait sur ses propres enfants, qui étaient amis avec Rosa. “C’était machiavélique,” déclare un proche de l’affaire.

La situation a pris un tournant dramatique en août 2025, lorsqu’un passage aux urgences a révélé à Rosa des symptômes alarmants, notamment une infection urinaire, potentiellement causée par des pénétrations. Les médecins ont alors signalé ces abus aux autorités.

Une fois la plainte déposée, la mère de Rosa, très préoccupée, a tenté de suivre l’évolution de l’affaire. Elle a déclaré avoir appelé la gendarmerie chaque lundi matin pour obtenir des informations sur les avancées, mais sans succès, jusqu’à ce que la disparition de Lyhanna ne suscite des actions judiciaires contre Jérôme Barella.

Me Pierre Debuisson, l’avocat de Rosa et de sa mère, a exprimé son indignation face à la situation. “Cela ne change rien au fait que mes clientes sont les victimes absolues de Jérôme Barella et du système judiciaire,” a-t-il déclaré. Ces nouvelles révélations soulèvent également des questions sur la responsabilité de la mère de Rosa, qui pourrait théoriquement être mise en cause pour “non-dénonciation d’un crime” ou “non-assistance à personne en danger.” Cependant, une enquête à son encontre semble peu probable, bien que ces éléments révèlent une complexité préoccupante dans cette affaire déjà tragique.

Il est essentiel de se pencher sur ces affaires pour éviter que d’autres enfants ne subissent de telles violences. La protection des victimes doit être au cœur des préoccupations de notre société, pour qu’aucun enfant ne se sente obligé de garder le silence face à l’horreur.