À partir du 1er octobre 2026, un nouveau dispositif visant à lutter contre la précarité menstruelle sera mis en place en France. Ce dispositif prévoit le remboursement en pharmacie des culottes et coupes menstruelles, mais sous certaines conditions précises. L’arrêté publié le 6 août 2026 au Journal officiel a clarifié les critères d’éligibilité pour les femmes concernées.
EN BREF
- Les culottes et coupes menstruelles seront remboursées à partir du 1er octobre 2026.
- Des critères stricts d’absorption et de composition seront imposés.
- Seules les femmes de moins de 26 ans pourront en bénéficier, avec des conditions d’achat spécifiques.
Les coupes et culottes menstruelles, alternatives aux protections traditionnelles, seront remboursées mais seulement si elles respectent des critères techniques rigoureux. Par exemple, la culotte doit comporter au minimum trois couches et offrir une capacité d’absorption d’au moins 20 ml, ce qui est essentiel pour les menstruations abondantes. En moyenne, une femme perd entre 30 et 50 ml de sang pendant ses règles, et il est crucial que la culotte soit efficace même après plusieurs cycles d’utilisation.
Pour garantir cette efficacité, des tests d’absorption seront effectués par un laboratoire indépendant, conformément à un protocole inspiré de la norme ISO 20158. Cela inclut des exigences concernant la résistance au lavage à 30 °C et la durabilité des matériaux. Par ailleurs, pour les coupes menstruelles, celles-ci devront être fabriquées en silicone médical ou en TPE de grade médical, sans colorants ni additifs, et proposées en deux tailles distinctes.
Les prix des culottes menstruelles, qui se sont largement démocratisées ces dernières années, varieront entre 14,40 euros (prix de cession HT) et 19 euros (prix TTC) pour être éligibles au remboursement. Concernant les coupes, le coût maximal sera de 12 euros (HT) et 15,80 euros (TTC), alors que leur prix moyen se situe généralement entre 15 et 20 euros.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a souligné que cette initiative vise à améliorer la dignité et l’égalité des femmes, notamment pour les plus vulnérables. Elle a déclaré dans un communiqué que le remboursement des protections périodiques réutilisables constitue un choix clair en faveur de la santé de toutes les femmes, en particulier celles de moins de 26 ans.
Cependant, il est important de noter que ce remboursement ne sera valable que pour les achats effectués en pharmacie. Les acquisitions dans les grandes surfaces ou en ligne ne pourront pas être prises en charge par la Sécurité sociale, ce qui pourrait limiter l’accès pour certaines femmes.
Ce projet de remboursement marque une avancée significative dans la prise en compte des besoins des femmes en matière de santé menstruelle et pourrait contribuer à réduire la précarité menstruelle en France. En attendant son application, il est essentiel que les femmes soient informées des conditions d’éligibilité et des démarches à suivre pour bénéficier de ce remboursement.