Marine Lorphelin appelle à investir dans le sport pour la santé publique

À l’approche de la rentrée, Marine Lorphelin, marraine de l’événement « Septembre bouge », insiste sur l’importance d’investir dans le sport pour améliorer la santé publique. Ce mois d’ »Activité Physique et Sportive » a été créé pour prolonger l’engouement suscité par les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, et marque le début d’une initiative qui pourrait avoir un impact significatif sur la sédentarité en France.

EN BREF

  • Marine Lorphelin souligne l’impact négatif de la sédentarité sur la santé publique.
  • Le programme « Septembre bouge » vise à encourager l’activité physique pour tous.
  • Elle déplore le manque d’investissements gouvernementaux dans le sport après les JO de 2024.

Le gouvernement a lancé ce programme pour lutter contre la sédentarité, qui touche 31 % des adultes et 80 % des adolescents, selon des statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Marine Lorphelin souligne que l’idée de ce mois est d’inciter chacun à adopter des gestes simples au quotidien, comme prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur.

Elle précise : « L’activité physique, c’est pour tout le monde ! À n’importe quel âge, on peut faire une activité physique adaptée. » Cette approche inclut les personnes souffrant de douleurs ou de maladies chroniques, qui peuvent, selon elle, toujours bénéficier de mouvements adaptés à leur condition.

Dans une société où le quotidien est souvent chargé, Marine Lorphelin rappelle que « nous pouvons toujours mettre un peu de mouvement dans nos vies ». Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande un minimum de 30 minutes d’activité physique dynamique par jour pour les adultes, et 60 minutes pour les enfants et adolescents. Elle insiste sur le fait qu’une activité limitée est toujours préférable à une vie complètement sédentaire.

Les bénéfices de l’activité physique sont multiples : ils permettent de prévenir des maladies chroniques telles que le cancer, le diabète ou l’obésité, mais aussi de lutter contre les maladies neurodégénératives et psychiatriques, comme l’indique le ministère des Sports.

Cependant, un obstacle majeur demeure : le coût de la pratique sportive. Selon un baromètre réalisé par Ipsos, un Français dépense en moyenne 304 euros par an pour pratiquer une activité physique. Marine Lorphelin attire l’attention sur le fait que tout le monde n’a pas la possibilité de financer une telle dépense.

Elle exprime sa déception face aux réductions budgétaires dont souffrent certaines fédérations sportives. « Nous espérions un héritage plus pérenne des Jeux Olympiques », déplore-t-elle. À quelques mois des élections présidentielles, elle espère que cette question de santé publique sera prise au sérieux et que des moyens seront accordés pour encourager la pratique sportive.

Si l’État adoptait une approche budgétaire orientée vers la santé publique à long terme, il investirait davantage dans le sport, permettant ainsi à plus de Français d’accéder à des activités physiques bénéfiques pour leur santé.

Marine Lorphelin conclut avec un appel à l’action : « Il faut que nous prenions conscience de l’importance du sport dans notre vie quotidienne. » En effet, à l’heure où la sédentarité est en forte augmentation, il est essentiel de redynamiser l’intérêt pour l’activité physique afin de garantir un avenir plus sain pour tous.