La découverte récente d’un pistolet au fond du lac d’Annecy relance l’espoir d’avancer dans l’enquête sur la tuerie de Chevaline, un meurtre commis il y a près de quatorze ans. Le 31 août, le parquet de Nanterre a confirmé à l’AFP que des analyses étaient en cours pour déterminer si cette arme était liée au quadruple homicide survenu en 2012 en Haute-Savoie.
EN BREF
- Un pistolet Luger retrouvé dans le lac d’Annecy pourrait être lié à la tuerie de Chevaline.
- La découverte a été faite par des touristes britanniques le 20 août dernier.
- Le parquet de Nanterre mène l’enquête depuis septembre 2022 pour élucider ce cold case.
Le 20 août dernier, des touristes britanniques se baignaient dans le lac d’Annecy lorsqu’ils ont remonté à la surface un objet qu’ils prenaient initialement pour un pistolet à eau. En réalité, il s’agissait d’un pistolet Luger, retrouvé à moins de deux mètres de profondeur. Cette découverte a immédiatement attiré l’attention des enquêteurs, car l’arme présente des similitudes avec celle utilisée lors de la tuerie de Chevaline.
Le parquet du pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) de Nanterre, qui instruit cette affaire depuis septembre 2022, a confirmé que des investigations sont en cours pour établir un lien éventuel entre le pistolet retrouvé et le quadruple meurtre survenu le 5 septembre 2012. Ce jour-là, Saad al-Hilli, un Britannique d’origine irakienne, sa femme et sa belle-mère avaient été tués de plusieurs balles dans la tête tandis qu’un cycliste local, Sylvain Mollier, avait également été abattu.
Les circonstances de ce drame demeurent floues, laissant planer de nombreuses questions. L’une des fillettes du couple al-Hilli avait été grièvement blessée, tandis que sa sœur, cachée sous les jambes de sa mère, était sortie indemne de cette tragédie. Selon des informations rapportées par Marianne, le pistolet a été découvert près du camping Le Solitaire du Lac, où la famille al-Hilli séjournait au moment des faits.
Cette nouvelle découverte suscite de l’espoir quant à la possibilité d’obtenir enfin des indices sur l’auteur ou le mobile de l’un des « cold cases » les plus mystérieux de ces dernières années. Les enquêteurs du PCSNE continuent de travailler d’arrache-pied pour élucider ce meurtre qui a bouleversé la région et suscité l’intérêt des médias à travers le monde.
En attendant, les analyses de l’arme retrouvée devraient permettre de faire avancer l’enquête. Les résultats des expertises détermineront si ce pistolet Luger a effectivement été utilisé lors des événements tragiques de Chevaline, et pourraient ouvrir de nouvelles pistes dans cette affaire qui reste, à ce jour, non résolue.
Cette affaire rappelle à quel point certains événements peuvent rester dans l’ombre pendant des années, avant qu’une information, un indice ou une découverte ne viennent rallumer l’espoir de justice. Dans le cas de Chevaline, ce pistolet pourrait bien être la clé permettant d’ouvrir une porte longtemps fermée.