La campagne annuelle de vaccination contre la bronchiolite a été lancée le 14 septembre 2026. Cette infection virale, qui touche principalement les nourrissons, représente un enjeu de santé publique majeur pendant la saison hivernale. Alors que 30 % des enfants de moins de deux ans sont affectés chaque hiver, les autorités sanitaires mettent en avant des mesures préventives pour limiter les formes sévères de la maladie.
EN BREF
- La campagne de vaccination a débuté le 14 septembre et se poursuivra jusqu’à fin février.
- Le nouveau traitement préventif, Enflosia, est destiné aux nourrissons de moins d’un an.
- Des gestes d’hygiène simples sont recommandés pour limiter la propagation du virus.
La bronchiolite est une maladie respiratoire qui entraîne une inflammation des bronches et une production excessive de sécrétions, provoquant des difficultés respiratoires. Les symptômes incluent une respiration sifflante, de la toux et une gêne respiratoire. Bien que la bronchiolite soit souvent bénigne, les nourrissons et les très jeunes enfants sont particulièrement vulnérables.
Cette année, la campagne de vaccination met l’accent sur la prévention des formes sévères de la maladie. Le lancement, intervenu le 14 septembre, se poursuivra jusqu’à la fin février. Les autorités sanitaires prévoient une disponibilité accrue des traitements préventifs, dont le nouveau traitement, Enflosia.
Enflosia est un traitement par anticorps qui vise à protéger les nourrissons et les nouveau-nés avant qu’ils ne contractent la bronchiolite. Il est administré aux enfants de moins d’un an, en complément de deux autres traitements déjà en place : Beyfortus et Synagis.
Concernant le remboursement, pendant cette campagne, l’Assurance maladie couvre intégralement les traitements Beyfortus et Enflosia lorsqu’ils sont administrés à l’hôpital. En ville, la prise en charge est de 65 %, avec un reste à charge variable selon les mutuelles. La prise en charge de Synagis est soumise à des critères plus stricts.
En plus des traitements, la vaccination maternelle joue un rôle crucial dans la prévention. Depuis 2024, les femmes enceintes peuvent recevoir une injection d’Abrysvo durant leur huitième mois de grossesse. Ce vaccin permet à la mère de produire des anticorps, qui seront transmis à l’enfant via le placenta, protégeant ainsi le nourrisson dès sa naissance jusqu’à six mois contre le virus responsable de la bronchiolite.
Pour les femmes enceintes dont le terme se situe entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée, la vaccination peut être effectuée en pharmacie ou dans un établissement de santé, avec une prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie durant la campagne.
En parallèle des traitements préventifs, plusieurs gestes d’hygiène sont recommandés pour limiter la propagation du virus. Par exemple, il est conseillé de porter un masque en cas de rhume ou de toux et d’éviter tout contact avec des personnes malades. Les parents sont aussi invités à restreindre les sorties en lieux publics confinés, tels que les supermarchés ou les transports en commun.
Pour limiter la diffusion des microbes, il est essentiel de se laver les mains avant et après chaque change ou repas. Le partage de biberons, tétines ou couverts non lavés doit être évité. Aérer régulièrement les espaces de vie et ne pas fumer à proximité des enfants sont également des mesures de prévention clés.
Cette campagne de vaccination et les recommandations qui l’accompagnent visent à protéger les plus vulnérables et à réduire l’impact de la bronchiolite sur la santé des nourrissons.