Le président des États-Unis, Donald Trump, a récemment admis que ses affirmations concernant la fin de la guerre contre l’Iran étaient inexactes. Après avoir déclaré à plusieurs reprises, au printemps et durant l’été, que le conflit était terminé et remporté, il a précisé ce lundi 28 septembre que la guerre, qui a débuté il y a sept mois, se poursuivait.
EN BREF
- Donald Trump admet que la guerre contre l’Iran n’est pas terminée.
- Il tente de justifier la hausse des prix de l’énergie par la situation en Iran.
- La guerre est de plus en plus impopulaire parmi les Américains.
Lors d’une séance de photos dans le Bureau ovale, le président a déclaré : « Nous allons très bientôt gagner cette guerre. » Ce message a été répété lors d’un entretien accordé à Fox News, où il a affirmé qu’une victoire était imminente. Ces propos surviennent dans un contexte où Trump essaie de rassurer les électeurs mécontents à l’approche des élections de mi-mandat, en affirmant que la guerre et les augmentations de prix qui en découlent prendront bientôt fin.
Lors d’un meeting dans le Kentucky, le 11 mars, Trump avait déjà clamé : « Laissez-moi vous dire une chose : nous avons gagné. » Il avait ajouté que le conflit était terminé dès les premières heures des frappes. Ces déclarations contrastent avec celles d’aujourd’hui, où il semble reconnaître une réalité différente.
Au fil des mois, Trump a promis à maintes reprises qu’un accord de paix serait imminent, allant jusqu’à affirmer que l’Iran « suppliait » pour un tel accord. Lors d’un discours en Caroline du Sud, il a même déclaré qu’il pourrait « proclamer une victoire totale » dans les deux semaines suivantes. Pourtant, la Maison Blanche n’a pas répondu aux interrogations concernant ce changement de ton sur l’issue de la guerre.
La guerre contre l’Iran n’a jamais bénéficié d’un soutien populaire aux États-Unis et a connu une montée d’impopularité. Plusieurs candidats républicains aux élections à la Chambre des représentants et au Sénat commencent également à exprimer le souhait de mettre fin au conflit. Cette reconnaissance tardive de Trump intervient dans un contexte où il tente d’expliquer l’augmentation des prix de l’essence et du gazole, déclarant que la fin de la guerre entraînera une baisse de ces coûts.
Les démocrates, de leur côté, profitent de cette situation pour critiquer le président. Jaelin O’Halloran, porte-parole du Comité national démocrate, a déclaré : « Donald Trump avait promis de mettre fin aux guerres sans fin et de faire baisser les prix. Au lieu de cela, il a entraîné le pays dans une nouvelle guerre meurtrière et coûteuse, sans issue, mettant à mal l’économie et faisant encore grimper les prix de tout, de l’essence aux produits alimentaires. »
Malgré ses revers, Donald Trump maintient qu’il n’avait d’autre choix que d’attaquer l’Iran pour empêcher le pays de se doter de l’arme nucléaire. Il évite toutefois de mentionner que la majorité de l’uranium enrichi détenu par l’Iran a été produit après son retrait de l’accord nucléaire de 2015, négocié par son prédécesseur, Barack Obama, que Téhéran respectait alors.