Le douloureux récit de Lolita Chammah sur les derniers instants de son fils Kolia

Dans un témoignage poignant, Lolita Chammah, la fille d’Isabelle Huppert, a partagé les derniers instants de vie de son fils Kolia, né grand prématuré. Au micro du podcast Bliss, diffusé ce lundi 12 octobre 2026, elle évoque avec une profonde émotion la douleur de cette perte survenue après seulement douze jours de vie.

EN BREF

  • Lolita Chammah se souvient des derniers moments avec son fils Kolia.
  • Elle évoque la difficulté de la séparation, entourée de sa mère, Isabelle Huppert.
  • Ce témoignage suit la publication de son livre sur cette tragédie en mai 2024.

La naissance de Kolia, survenue à cinq mois et demi de grossesse, a été un événement marquant pour Lolita Chammah. Elle se remémore ce moment où les médecins lui annoncent que son enfant ne survivra pas. À partir de ce moment, son univers se rétrécit à quelques mètres carrés d’une unité de soins intensifs, où chaque machine semble devenir le centre de son attention. « Le monde se réduit soudain à quelques mètres carrés, quelques machines… et ce tout petit garçon », confie-t-elle.

Au fil de ses mots, elle évoque la force inexplicable qui émerge dans les moments les plus sombres. « Quand il s’agit de ses enfants, on ne réfléchit plus à comment faire. On fait », dit-elle, résumant ainsi l’instinct maternel qui prend le dessus face à l’angoisse. Les jours passent, et elle se trouve confrontée à l’annonce du débranchement des appareils de son fils, une situation qu’elle décrit comme « insupportable » et qui dure de longs jours.

« Je l’avais sur moi, dans mes bras, avec tous les fils qui commençaient à se débrancher », raconte-t-elle, illustrant la douleur immense de ces moments d’intimité mêlés à une souffrance indescriptible. Ce sont des souvenirs marquants, des images violentes qui s’ancrent dans sa mémoire. « C’est mon fils », affirme-t-elle avec une émotion palpable.

La douleur de Lolita est également teintée de questionnements sur la réaction de son compagnon. Elle explique qu’il n’a pas pu rester dans la chambre lors de la mort de Kolia, une décision qui a d’abord suscité en elle un sentiment de colère. « Kolia est mort dans mes bras, mais mon mari a quitté la chambre. Il n’a pas pu », se souvient-elle. Avec le temps, elle a appris à comprendre cette réaction, réalisant que chacun vit le deuil à sa manière. « Il faut respecter l’autre », conclut-elle, mettant en lumière la complexité des émotions face à une telle tragédie.

Au-delà de cette épreuve, Lolita Chammah n’était pas seule. Sa mère, Isabelle Huppert, était à ses côtés, apportant un soutien inestimable. « Il y avait ma mère », rappelle-t-elle, soulignant l’importance de la présence familiale dans ces moments critiques. Elle évoque également son fils aîné, Gabriel, né en 2013, ainsi que son second enfant, Elio, né en 2025, qui apportent un peu de lumière dans son existence après cette perte.

Ce récit douloureux s’inscrit dans un contexte plus large, alors que Lolita Chammah a déjà partagé son expérience dans un livre intitulé J’ai regardé la nuit tomber, publié en mai 2024. À travers ce témoignage, elle offre une réflexion sur le deuil et la résilience, inspirant ceux qui traversent des épreuves similaires.

En partageant son histoire, Lolita Chammah espère sensibiliser sur les réalités des naissances prématurées et des pertes d’enfants, tout en honorant la mémoire de son fils Kolia.