Accidents en stage : le ministre rappelle les consignes de sécurité aux lycéens

À la suite de tragiques accidents survenus lors de stages, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a pris la parole pour rappeler l’importance des consignes de sécurité. Ce vendredi 12 juin, il a souligné que les stages d’observation, qui commencent lundi pour les élèves de seconde, doivent rester un moment d’apprentissage sans risque.

EN BREF

  • Le ministre rappelle aux lycéens l’importance de la sécurité pendant les stages.
  • Des accidents mortels récents ont suscité des inquiétudes parmi les parents.
  • Un appel à la sensibilisation des élèves a été lancé aux chefs d’établissement.

Lors de son intervention, Édouard Geffray a insisté sur le fait que les élèves ne doivent en aucun cas s’exposer à des dangers. Il a adressé une lettre à tous les chefs d’établissement en France, leur demandant de mener des actions de sensibilisation auprès des élèves. « Nous avons remis un document aux élèves pour qu’ils le remettent à leur maître de stage, rappelant les consignes de base », a-t-il précisé.

Cette déclaration fait suite à un incident tragique survenu en avril, où un élève de 15 ans, effectuant son stage dans une entreprise de BTP dans le Gard, a perdu la vie après avoir été écrasé par un chariot élévateur. Cet événement a conduit le gouvernement à lancer une mission flash visant à renforcer la sécurité des stagiaires de seconde et de troisième.

Mustafa Ozcelik, vice-président de la fédération de parents d’élèves FCPE, a exprimé son inquiétude, soulignant que depuis 2025, au moins six élèves mineurs ont perdu la vie lors de stages ou de formations. « Les entreprises ne sont pas des garderies. Il y a des risques inhérents à chaque secteur d’activité. Envoyer des enfants sans préparation et sans suivi de l’Éducation nationale, c’est inadmissible », a déclaré Arnaud Darthenay, dont le fils a tragiquement perdu la vie lors de son stage en 2025.

Les inquiétudes concernant la sécurité des élèves en stage ont également été relayées par le député LFI Paul Vannier, qui a récemment proposé de supprimer ce stage obligatoire. Depuis juin 2024, les 550 000 élèves de seconde générale et technologique doivent réaliser ce stage, une réforme initiée par Gabriel Attal durant son mandat au ministère de l’Éducation nationale.

En 2025, « entre 90 et 95 % » des adolescents ont participé à ce stage, selon les données ministérielles. Cependant, plusieurs syndicats d’enseignants et de chefs d’établissement plaident pour sa suppression ou son caractère optionnel, invoquant des raisons pédagogiques et des questions de moyens. Agnès Andersen, du syndicat ID-FO, évoque une surcharge de travail pour les lycées, tandis que Jean-Rémi Girard, du Snalc, estime que ce stage est « le moins surveillé et le plus flou, parce qu’il n’a pas d’intérêt pédagogique ». Cette situation soulève des questions sur la sécurité des élèves et sur l’efficacité du dispositif mis en place.

La responsabilité de garantir un environnement de stage sécuritaire repose non seulement sur les établissements scolaires, mais également sur les entreprises accueillant les stagiaires. Dans ce contexte, il apparaît essentiel que les acteurs du système éducatif collaborent étroitement pour assurer la sécurité et le bien-être des élèves durant leur formation en milieu professionnel.