Anouk, ingénieure du son à Villeurbanne : son budget mensuel détaillé

À 31 ans, Anouk, technicienne son dans une salle de concerts de 1 200 places à Villeurbanne, partage son quotidien fait de rythmes décalés et de finances précises. Avec un salaire mensuel net de 2 140 €, primes de soirée comprises, elle a appris à gérer son budget de manière rigoureuse. Voici comment elle répartit chaque euro entre loyer, transport et autres dépenses.

EN BREF

  • Anouk gagne 2 140 € nets par mois, salaire et primes incluses.
  • Elle dépense environ 1 468 € par mois, épargnant 400 €.
  • Son objectif : acheter un appartement dans quatre ans.

Le quotidien d’Anouk diffère largement de celui d’un bureau classique. Ses journées commencent à 14 heures et se terminent souvent aux petites heures du matin. À cela s’ajoute un week-end qui n’a pas la même signification pour elle que pour d’autres. Cette routine a un impact direct sur son budget, qu’elle gère avec minutie.

Son salaire fixe s’élève à 1 890 € nets, pour une durée de travail de 35 heures hebdomadaires annualisées. À ce montant s’ajoutent des primes qui varient entre 150 et 300 € selon le calendrier des concerts. Pour le mois écoulé, Anouk a perçu 250 € de primes, ce qui explique son total de 2 140 €. En outre, son employeur lui accorde un remboursement de 38 € par mois pour sa moitié d’abonnement de transport, ce qui est essentiel pour ses retours tardifs du travail.

« Le fixe, je le connais par cœur. Les primes, c’est la loterie du programmateur », indique-t-elle avec un sourire. Sa prudence financière se manifeste également dans sa façon de gérer les extras qu’elle réalise en sonorisation, qui lui rapportent en moyenne 180 € par mois, mais qu’elle ne compte pas dans son budget principal.

Une répartition des dépenses calculée

Anouk loue un deux-pièces de 41 m² dans le quartier des Gratte-Ciel à Villeurbanne, pour un loyer de 690 € charges comprises, soit environ un tiers de ses revenus. En plus des charges de logement, elle doit faire face à d’autres dépenses mensuelles : électricité (46 €), internet (24 €), forfait mobile (12 €), et assurance habitation (14 €). Sa mutuelle d’entreprise lui coûte 38 €, dont la moitié est prise en charge par son employeur, et elle verse également 29 € pour sa part de transport.

Les dépenses liées à ses loisirs et à ses abonnements, notamment 62 € pour le streaming, montrent à quel point il est facile de perdre le fil des dépenses. « J’ai découvert que je payais trois plateformes pour regarder une seule série », admet-elle. Au total, ses charges fixes atteignent 915 €, soit 43 % de son salaire.

Un autre poste de dépense surprenant est celui des transports. Étant souvent contrainte de prendre un VTC pour rentrer chez elle après minuit, Anouk dépense environ 88 € par mois pour cela, un montant plus élevé que celui qu’elle consacre à sa nourriture hebdomadaire. Ses courses alimentaires lui coûtent 240 € par mois, bien qu’elle bénéficie de repas offerts lors des concerts, ce qui lui permet d’économiser environ 60 €.

Les sorties, quant à elles, lui coûtent 110 € mensuellement. Étonnamment, Anouk, qui travaille dans le milieu des concerts, n’assiste que rarement à des spectacles en tant que spectatrice. Elle privilégie plutôt des moments conviviaux avec des amis autour d’un repas ou d’un verre.

Un avenir serein malgré les aléas

Les dépenses pour ses vêtements s’élèvent à 45 € par mois, tandis que son matériel professionnel coûte 70 €. En somme, ses dépenses mensuelles tournent autour de 1 468 €. Après avoir payé toutes ses charges, il lui reste 672 €, dont elle épargne 400 € sur un Livret A et un Plan Épargne Logement (PEL) qu’elle alimente régulièrement.

Anouk dispose de 272 € restants pour les imprévus, que ce soit un cadeau, un voyage ou une réparation. Actuellement, elle a constitué une épargne de 7 800 € et aspire à constituer un apport pour l’achat d’un appartement dans un délai de quatre ans. « Je sais que je devrais investir davantage, mais je n’y connais rien et j’ai peur de me tromper », souligne-t-elle.

Bien qu’Anouk se situe légèrement au-dessus du salaire médian français, qui est d’environ 2 000 € nets mensuels, elle ne se considère pas riche. Son statut de célibataire sans enfant lui permet de mieux gérer ses finances. « Mon rapport à l’argent, c’est celui d’une saison : on a des mois forts et des mois faibles, alors j’ai appris à garder de la marge », résume-t-elle. Une philosophie qui s’applique également à sa vie personnelle.