Cette semaine, l’armée ougandaise a annoncé l’arrestation de Moses Mujurizi, un homme accusé d’avoir commis des meurtres atroces durant quinze ans dans l’ouest du pays. Les forces de sécurité l’accusent d’être impliqué dans la disparition de 38 personnes, et il lui est également reproché d’avoir consommé des parties de certains corps. Cette nouvelle soulève des interrogations sur la manière dont un suspect a pu échapper aux autorités pendant si longtemps.
EN BREF
- Moses Mujurizi est accusé de 38 meurtres et de cannibalisme
- Il avait déjà été arrêté plusieurs fois sans être condamné
- Une enquête est en cours pour déterminer d’éventuels complices
Les informations sur l’arrestation de Mujurizi ont été relayées par le chef de l’armée, Muhoozi Kainerugaba, sur le réseau social X. L’annonce a été faite dans un ton solennel, mettant en avant la gravité des accusations. Toutefois, il est essentiel de rappeler que Moses Mujurizi bénéficie de la présomption d’innocence tant qu’il n’a pas été jugé.
Les faits qui lui sont reprochés se concentrent dans le district de Masaka, une région où les disparitions de personnes étaient devenues courantes. Les médias rapportent que le suspect aurait un modus operandi particulier : il aurait pénétré dans des habitations la nuit, attaquant ses victimes avec une machette, tout en trompant certaines femmes en leur promettant une relation amoureuse. Ces disparitions, souvent isolées, ont compliqué le travail des enquêteurs et leur capacité à établir un lien entre elles.
Les révélations sur son arrestation sont récemment survenues après un meurtre qui a eu lieu en septembre 2026. Ce meurtre a conduit les forces de l’ordre à rouvrir une enquête qui a finalement abouti à son arrestation en octobre. Les enquêteurs continuent d’explorer d’autres cas de disparitions dans les zones où Mujurizi aurait pu agir, ce qui pourrait faire grimper le nombre de victimes présumées au-delà de 38.
Une autre dimension troublante de cette affaire est le passé judiciaire de Moses Mujurizi. D’après les informations disponibles, il aurait été arrêté à plusieurs reprises au cours des quinze dernières années, mais à chaque fois, il aurait été libéré. Les raisons de ces libérations restent floues, et aucune explication n’a été fournie par les autorités, laissant planer des doutes sur l’efficacité du système judiciaire ougandais.
En 2013, un massacre dans le même district de Masaka avait également fait neuf victimes, dont un pasteur et sa famille. Les autorités soupçonnent que Mujurizi aurait pu agir avec des complices à ce moment-là, mais l’identité de ces derniers demeure inconnue.
Avec l’arrestation de Mujurizi, l’armée a promis un procès public et a évoqué la possibilité d’une peine de mort. Cependant, les détails sur la procédure judiciaire restent incertains. Aucune date ni juridiction n’ont été spécifiées pour le procès, et il n’y a aucune mention d’un avocat représentant le suspect.
Les prochaines semaines seront cruciales pour les enquêteurs qui devront vérifier les accusations portées contre Mujurizi et identifier d’éventuels complices. Ce développement est particulièrement significatif pour les familles des disparus qui espèrent enfin obtenir des réponses après des années d’incertitude.
En résumé, l’affaire de Moses Mujurizi soulève des questions profondes non seulement sur les allégations de meurtres et de cannibalisme, mais aussi sur le fonctionnement des institutions judiciaires en Ouganda. Alors que l’enquête se poursuit, les éléments qui émergeront pourraient éclairer une sombre période de disparitions inexpliquées dans le pays.