Ce jeudi 30 juillet 2026, plusieurs changements notables concernant les frais et taxes liés aux crédits et aux assurances ont été publiés. Ces informations, relayées par la rédaction de MoneyVox, touchent directement le portefeuille des consommateurs et des propriétaires.
EN BREF
- Hausse des frais de dossier pour les crédits à la consommation.
- Augmentation de la contribution au Fonds de garantie pour les victimes d’actes de terrorisme.
- Majorations de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires en 2026.
Frais de dossier en hausse pour les crédits à la consommation
Une étude récente menée par MoneyVox révèle que les frais de dossier pour les crédits à la consommation continuent d’augmenter. Ces frais, souvent calculés en pourcentage du montant emprunté, s’élèvent en moyenne à 1 %. Les résultats de cette enquête, réalisée auprès de 124 banques, montrent que les frais minimums atteignent désormais 73 euros, tandis que les plafonds peuvent grimper jusqu’à 960 euros. Ce sont principalement les petits crédits qui souffrent le plus de cette situation.
Malgré cette tendance à la hausse, certaines banques, comme BoursoBank, Hello Bank ! ou Monabanq, restent compétitives en proposant des prêts sans frais de dossier, offrant ainsi une alternative à ceux qui souhaitent éviter ces coûts additionnels.
Augmentation de la taxe pour le Fonds de garantie des victimes
À partir du 1er janvier 2027, les assurés devront s’acquitter d’une contribution accrue pour le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI). Ce montant passera de 6,50 euros à 8,50 euros par contrat, touchant ainsi les contrats d’assurance habitation, auto et certains contrats professionnels.
Cette hausse vise à renforcer les finances du FGTI, qui fait face à une augmentation significative des indemnisations versées aux victimes d’attentats, ainsi qu’à d’autres infractions de droit commun. En 2024, près de 90 000 victimes ont été indemnisées, pour un montant total de près de 649 millions d’euros. Bien que cette hausse soit relativement modeste pour chaque assuré, elle s’ajoute aux augmentations régulières des cotisations d’assurance observées ces dernières années.
Pression fiscale sur les résidences secondaires
La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a annoncé une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, touchant un nombre croissant de communes. En 2026, 1 666 communes appliqueront cette majoration, représentant 45 % des communes autorisées à le faire, une légère augmentation par rapport à l’année précédente. Parmi celles-ci, 688 communes ont opté pour le taux maximal de 60 %.
Cette surtaxe s’applique principalement aux logements situés dans des zones dites « tendues », où la demande en logements excède largement l’offre. Les régions les plus affectées par cette mesure incluent la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire, tandis que l’Île-de-France et les Hauts-de-France semblent moins impactées par cette évolution.
Pour les propriétaires de résidences secondaires, ces ajustements fiscaux pourraient engendrer une augmentation significative de leur charge fiscale, un facteur à prendre en compte dans leur budget annuel.
Ces nouvelles mesures, qu’il s’agisse des frais de dossier, de la contribution au FGTI, ou des majorations de la taxe d’habitation, témoignent d’une pression croissante sur les consommateurs et les propriétaires, leur rappelant l’importance d’une gestion budgétaire rigoureuse dans un contexte économique en constante évolution.