Alors que la Gironde fait face à des incendies dévastateurs, le corps médical se mobilise pour soutenir les sinistrés, en particulier les évacués. Dans les centres d’hébergement d’urgence, des psychologues offrent un soutien moral crucial aux personnes touchées, notamment celles ayant perdu leur maison dans les flammes.
EN BREF
- Des psychologues sont présents dans les centres d’hébergement d’urgence en Gironde.
- Les sinistrés expriment des peurs et des angoisses face à la perte de leur maison.
- Un suivi psychologique est essentiel pour gérer les traumatismes potentiels.
Parmi les sinistrés, une femme, hébergée dans un centre de Gujan-Mestras, fond en larmes en évoquant son chien resté seul chez elle. “Il ne doit plus avoir d’eau, il fait chaud”, murmure-t-elle, ajoutant que son animal est sa seule famille. Cette scène illustre les émotions intenses ressenties par ceux qui ont tout perdu. Marc Jablonski, psychologue sur place, témoigne de l’importance d’un accompagnement dans ces moments critiques. “Ça crée quand même une grande tension interne et des peurs”, déclare-t-il.
Depuis dimanche dernier, Jablonski et une quinzaine de ses collègues se relaient dans différents refuges du secteur. Ils tentent d’apporter un soutien à ceux qui, bien que réticents à exprimer leur souffrance, affichent des signes de détresse. “On vit un événement traumatique, mais ça ne veut pas dire qu’il y aura du traumatisme”, explique-t-il, précisant que plus le soutien est apporté tôt, plus les chances de guérison sont élevées.
Les questions des sinistrés se recoupent souvent. “Quand est-ce qu’on va pouvoir rentrer ? Comment vais-je retrouver ma maison ?” s’interroge un homme. Dominique Saux, une évacuée de Lège-Cap Ferret, se souvient avec émotion des biens laissés derrière elle : “Nos maisons, nos biens les plus précieux sont livrés aux flammes ou aux pilleurs”. Ce sentiment d’angoisse et de stress est partagé par beaucoup.
Jérôme Moreau, porte-parole de la fédération France Victimes, souligne également une “angoisse concernant le manque d’information” et le stress lié au retour chez soi. Les évacués apprécient grandement la présence des psychologues, qui apportent une certaine forme de réassurance. “C’est rassurant”, confient certains d’entre eux, alors que les professionnels de santé continuent de rester mobilisés.
Marc Jablonski met en garde : pour les personnes éprouvées par un traumatisme, un suivi psychologique sera nécessaire. Cet événement marquera les esprits, et il est essentiel d’accompagner les sinistrés dans leur processus de guérison. À l’heure où les flammes ravagent des vies, l’écoute et le soutien prennent une dimension vitale.