Bruno Valentin, un citoyen engagé, a récemment lancé une pétition intitulée « Pas de fusils sur les cendres » afin de demander l’interdiction de la chasse dans les forêts ravagées par les incendies. Près de 300 000 signatures ont déjà été recueillies pour soutenir cette initiative, qui vise à protéger la faune et permettre aux écosystèmes de se régénérer.
EN BREF
- Bruno Valentin demande un moratoire sur la chasse dans les zones incendiées.
- La pétition a déjà recueilli près de 300 000 signatures.
- Les chasseurs affirment respecter les réglementations en place.
Dans une interview diffusée sur RMC, ce 30 juillet, Bruno Valentin a déclaré avoir interpellé les autorités nationales par courrier et attend maintenant une réponse. Il appelle le président de la République et le Premier ministre à suspendre la chasse, en particulier sur les terres touchées par les incendies qui ont eu lieu ces derniers mois. Selon lui, la faune a besoin d’une période de repos pour se régénérer.
L’article R424-3 du Code de l’environnement stipule qu’en cas de calamité naturelle, comme un incendie, le préfet a la possibilité de suspendre l’exercice de la chasse dans le département touché, soit de manière partielle, soit totale. « On nous parle toujours de régulation. Je trouve que c’est indécent quand la terre fume encore », a-t-il exprimé, insistant sur le fait qu’une période de trois ans pour la suspension de la chasse est un minimum, comme le préconisent certains scientifiques.
Bruno Valentin insiste sur l’importance de laisser les animaux et les forêts tranquilles après les agressions qu’ils ont subies. Il décrit la situation actuelle comme dramatique, se référant à l’incendie de la forêt de Fontainebleau qui l’a particulièrement touché. Ce massif est réputé pour sa biodiversité, et la chasse y est très présente, notamment à courre. « Il faut vraiment arrêter ce massacre », affirme-t-il.
Cette initiative n’est pas isolée. Un autre pétitionnaire, Amadeus, fondateur de l’association de défense animale FUTUR, réclame également le report de plusieurs mois de l’ouverture de la chasse dans les zones brûlées. Toutefois, cette demande suscite des réactions divergentes, notamment de la part de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) dont le directeur général, Nicolas Rivet, a déclaré qu’un moratoire national serait aberrant. Il a souligné la confiance que la fédération accorde aux chasseurs locaux, qui selon lui, ont agi de manière responsable durant les périodes de forte chaleur.
Des chasseurs, comme Patrick, un retraité de l’Hérault, critiquent également la pétition, la qualifiant d’inutile. Il rappelle que les chasseurs sont tenus de respecter les réglementations en vigueur et qu’il n’y aura probablement plus de gibier dans les territoires touchés par les incendies pendant plusieurs années. Il évoque également l’implication des chasseurs dans la réintroduction du gibier lorsque cela est nécessaire.
Le débat autour de cette pétition met en lumière les tensions entre les partisans de la chasse et ceux qui s’opposent à cette pratique. Bruno Valentin précise qu’il ne souhaite pas entrer dans un conflit opposant chasseurs et anti-chasseurs. Pour lui, la priorité doit être la protection des animaux qui ont souffert des incendies. « Je pense aux milliers d’animaux qui sont morts par la bêtise humaine », souligne-t-il.
En conclusion, la pétition de Bruno Valentin attire l’attention sur les conséquences écologiques des incendies et la nécessité de protéger la faune dans les zones touchées. Les décisions qui seront prises par les autorités dans les jours et semaines à venir seront déterminantes pour l’avenir de ces écosystèmes fragiles.