Clémentine Célarié, figure emblématique du cinéma et de la télévision française, dévoile un nouveau visage lors du Festival d’Avignon. À travers son spectacle autobiographique intitulé Mon Cowboy, elle partage son expérience personnelle avec le cancer du côlon, diagnostiqué en 2019. Cette démarche audacieuse vise à lever le tabou qui entoure la maladie et à encourager une conversation ouverte sur un sujet souvent évité.
EN BREF
- Clémentine Célarié se livre sur son cancer du côlon au Festival d’Avignon.
- Elle utilise son spectacle pour combattre le tabou autour de la maladie.
- Un long-métrage inspiré de son expérience est en projet.
Le 24 juillet 2026, l’artiste s’est exprimée sur RTL, évoquant la difficulté de prononcer le mot « cancer » en société, comparant son impact à celui du nom « Hitler ». Cette déclaration provocation vise à libérer la parole, permettant ainsi de mieux faire face à l’angoisse et à la honte qui entourent cette maladie. Pour elle, il est essentiel de parler du cancer pour apaiser les craintes et encourager ceux qui souffrent à ne pas se cacher.
Dans Mon Cowboy, Célarié ne s’arrête pas à son récit. Elle développe une véritable philosophie de vie. Sur scène, elle raconte le moment où son monde a basculé : “Quand le gastro-entérologue m’a annoncé que j’avais un cancer, j’ai vu un cowboy. Je me suis représenté un cowboy qui me tenait en joue et qui me disait : ‘Viens, on va se battre !’”. Cette image forte illustre son combat contre la maladie, mais aussi son désir de changer la perception de celle-ci.
Les objectifs de Célarié sont clairs : “Plus on en parle, moins les gens vont avoir peur ou honte.” Sa démarche ne se limite pas à la scène. Elle a également publié un livre autobiographique, Les Mots défendus, en 2021, et envisage de porter son histoire au cinéma. À travers chaque format, elle s’efforce de dédramatiser la maladie et d’exorciser les non-dits qui l’entourent.
“Le cancer a longtemps été associé à la mort. Mais maintenant, avec les avancées médicales, il est crucial de changer cette image”, déclare-t-elle. Aujourd’hui en rémission, elle souligne l’importance de réinventer ses priorités et de vivre pleinement après une telle épreuve. “Quand vous survivez à un truc comme ça, vous vous dites : ‘Je n’ai pas de temps à perdre.’” Ce nouveau souffle, elle l’injecte dans son art, transformant sa douleur en une énergie créative.
Clémentine Célarié ne se contente pas d’aborder le cancer comme un sujet tabou. Elle appelle à une prise de conscience collective. Elle souhaite que son expérience serve de modèle à ceux qui luttent contre la maladie. “Bouge-toi les fesses, fais-le. N’aie pas peur, tu n’as plus de temps à perdre.” Ce message résonne comme un mantra pour tous, un appel à la vie et à l’audace.
Dans son spectacle, Célarié célèbre ce qu’elle appelle un “miracle ordinaire” : retrouver la joie de vivre et oser parler de sujets difficiles. Sa démarche s’adresse à tous, des malades aux proches, en passant par le grand public. Elle incarne un modèle de courage et d’humour, transformant son récit en une leçon de vie.
En somme, Clémentine Célarié ouvre un dialogue nécessaire sur le cancer, tout en offrant une perspective optimiste et engagée. Son parcours, à la fois personnel et artistique, invite chacun à changer son regard sur la maladie et à laisser la voix à ceux qui se battent contre l’invisible.