Un vaste coup de filet a été mené en France contre les utilisateurs du site internet controversé Coco, spécialisé dans les rencontres en ligne. Selon des rapports, 178 individus ont été interpellés sur l’ensemble du territoire national et dans les territoires ultramarins, entre mai et juin 2026. Cette opération, considérée comme « d’ampleur nationale », met en lumière des activités criminelles graves liées à la diffusion et au partage de contenus à caractère pédocriminel.
EN BREF
- 178 utilisateurs du site Coco interpellés pour des actes pédocriminels.
- 185 853 photos et 23 597 vidéos saisies par les forces de l’ordre.
- Sept peines de prison ferme prononcées à l’issue de l’opération.
Les utilisateurs interpellés, âgés de 20 à 60 ans, sont suspectés d’atteintes sexuelles sur mineurs. Selon la gendarmerie nationale, cette opération a mobilisé plus de 700 gendarmes de l’unité nationale Cyber (UNCyber). Les forces de l’ordre ont également saisi un volume considérable de preuves, comprenant plus de 185 000 photographies et presque 24 000 vidéos.
À la suite de cette vaste opération, la justice a prononcé plusieurs sanctions. Au total, sept peines de prison ferme ont été infligées, accompagnées de deux peines avec sursis. Dix-neuf personnes ont été placées en détention provisoire, tandis que d’autres ont fait l’objet de contrôles judiciaires ou de convocations devant la justice. Ces chiffres montrent l’ampleur des infractions impliquées et la détermination des autorités à lutter contre la pédocriminalité en ligne.
Le site Coco, qui avait été fermé par la justice en juin 2024, est perçu comme un repaire de prédateurs, selon des associations de protection de l’enfance. Il a été accusé d’avoir facilité la commission d’agressions sexuelles, un constat alarmant qui a conduit à sa mise hors ligne. Son fondateur, inculpé en janvier 2025 pour diverses infractions, y compris la diffusion d’images pédopornographiques, a été au centre des préoccupations des autorités.
La résurgence du site, sous le nom de Cocoland, avait été annoncée par la justice en mai dernier. Cette nouvelle version du site, accessible sous une adresse URL différente, a suscité de vives réactions de la part des responsables politiques et des associations. La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a qualifié cette réapparition de « faillite collective face à l’une des violences les plus graves : la pédocriminalité ». Cette déclaration souligne l’urgence de la situation et la nécessité d’une vigilance accrue pour protéger les mineurs.
Le mode d’accès à Coco était particulièrement alarmant, car il suffisait de renseigner son âge, son genre et son code postal pour créer un compte, sans aucun contrôle. Cette absence de vérification a permis à des individus malveillants d’exploiter le site pour des fins criminelles, mettant en danger la sécurité des jeunes utilisateurs.
Ce coup de filet est le résultat d’une enquête approfondie et d’un travail minutieux des forces de l’ordre, illustrant l’importance de la collaboration entre les différentes unités de police pour lutter contre la cybercriminalité. Les autorités continuent de surveiller ce type de plateformes pour prévenir d’éventuelles résurgences et protéger les victimes potentielles.
En conclusion, cette opération démontre l’engagement des forces de l’ordre à éradiquer la pédocriminalité et à poursuivre sans relâche les responsables de tels actes. La lutte contre ce fléau nécessite une vigilance constante et une coopération renforcée entre les différentes entités, tant au niveau national qu’international.