Début du procès de Boeing dans l’affaire du crash d’Ethiopian Airlines

Un nouveau procès s’ouvre ce lundi matin devant un tribunal fédéral à Chicago concernant l’accident tragique d’un Boeing 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines survenu en mars 2019. Ce crash, qui a coûté la vie à 157 personnes, est au cœur de la plainte déposée par les parents de Samya Stumo, décédée à l’âge de 24 ans. La jeune femme se rendait au Kenya pour sa première mission avec l’ONG ThinkWell, où elle travaillait comme analyste.

EN BREF

  • Un procès pour négligence débute à Chicago concernant le crash d’Ethiopian Airlines.
  • Samya Stumo, victime, se rendait en mission pour une ONG financée par la Fondation Gates.
  • Boeing fait face à plusieurs plaintes liées à l’accident, dont une majorité a été réglée par accord.

Le vol ET302 d’Ethiopian Airlines a décollé d’Addis-Abeba le 10 mars 2019 avant de s’écraser, entraînant la mort de tous les passagers. Samya Stumo, qui avait intégré l’université du Massachusetts Amherst à seulement 17 ans, était une jeune femme prometteuse, impliquée dans des projets d’amélioration de la santé mondiale. Son engagement lui avait valu un poste avec ThinkWell, une ONG dédiée à l’accès aux soins médicaux dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie.

Boeing a reconnu que des défauts dans un logiciel antidécrochage avaient contribué à cette tragédie. Ce logiciel avait également été pointé du doigt dans un autre accident survenu en octobre 2018, impliquant un appareil de Lion Air, qui avait causé la mort de 189 personnes. Ces deux incidents soulèvent des préoccupations majeures concernant la sécurité des avions de type 737 MAX 8.

Les parents de Samya, Nadia Milleron et Michael Stumo, sont devenus des figures emblématiques de la lutte pour une meilleure sécurité aérienne. Nadia, candidate indépendante au Congrès du Massachusetts, a exprimé son désir de voir des changements significatifs dans l’industrie aéronautique. Michael, quant à lui, a commencé à travailler au Bureau du budget de la Maison Blanche en 2025, après avoir dirigé pendant près de deux décennies la Coalition pour une Amérique prospère.

Le procès de Samya Stumo est l’un des derniers encore en cours, alors que la grande majorité des plaintes déposées après l’accident ont été réglées par des accords en dehors des tribunaux. Les audiences devraient se poursuivre jusqu’au 15 mai, avec la sélection du jury ayant lieu en début de semaine.

Les procès civils n’ont pas pour but d’établir la responsabilité pénale, mais visent à déterminer des compensations financières pour les familles des victimes. Deux procès ont déjà été menés avec des résultats variés : le premier a abouti à une indemnisation de 28,45 millions de dollars, tandis que le second a été interrompu par un accord. Actuellement, plusieurs plaintes, y compris celle de la famille Stumo, restent ouvertes.

Le prochain procès prévu concerne le décès de Michael Ryan, un ingénieur irlandais du Programme alimentaire mondial de l’ONU, également victime du vol ET302. Dans le contexte de ces affaires, il est à noter que toutes les plaintes liées à l’accident de Lion Air ont été résolues par des accords, illustrant la complexité des litiges qui entourent ces tragédies aériennes.

Ce procès représente non seulement un moment crucial pour la famille Stumo, mais également un enjeu pour la confiance du public dans l’aviation commerciale et la responsabilité des fabricants d’avions. Alors que l’industrie aéronautique continue d’évoluer, les leçons tirées de ces accidents pourraient influencer les réglementations futures et la conception des avions.