Depuis quelques semaines, l’hantavirus suscite des inquiétudes à l’échelle mondiale. Afin de déterminer son origine, une équipe de scientifiques de l’institut argentin Malbran se rendra à Ushuaïa, en Argentine, la semaine prochaine. Ce port est en effet le point de départ du MV Hondius, où les premiers cas du virus ont été découverts le 1er avril dernier.
EN BREF
- Une équipe de scientifiques se rend à Ushuaïa pour enquêter sur l’hantavirus.
- Ils chercheront des rongeurs, porteurs potentiels du virus.
- Les résultats des prélèvements pourraient prendre jusqu’à quatre semaines.
Les chercheurs ont pour objectif de vérifier si les deux premiers cas d’hantavirus recensés ont bien été contaminés à Ushuaïa. Pour cela, ils mettront en œuvre un protocole rigoureux visant à détecter la présence du rongeur responsable de la transmission de la maladie. Ce rongeur, connu pour être un porteur potentiel du virus, est essentiel dans cette enquête.
Le professeur Mircea Sofonea, épidémiologiste au CHU de Nîmes et à l’Université de Montpellier, a précisé que l’équipe se concentrera sur la région d’Ushuaïa pour réaliser des prélèvements sur les rongeurs. Ces animaux, qui vivent dans des zones spécifiques, sont susceptibles de porter le virus. En particulier, les chercheurs chercheront des rats à longue queue, reconnus comme porteurs de la souche Andes de l’hantavirus.
Outre ces rongeurs, l’équipe souhaite également examiner la possibilité qu’un autre type de rongeur puisse être impliqué dans la transmission du virus. La recherche s’inscrit dans un cadre scientifique qui vise à comprendre les vecteurs de cette maladie émergente.
Une fois les prélèvements effectués, l’analyse se poursuivra en laboratoire. L’objectif sera d’identifier l’information génétique contenue dans les échantillons recueillis. Ces données seront comparées à celles des cas liés à la croisière afin de déterminer si elles sont compatibles avec une transmission locale ou si d’autres sources doivent être envisagées.
Les résultats de cette étude sont attendus avec impatience, mais il faudra faire preuve de patience. En effet, les chercheurs estiment que l’analyse des prélèvements pourrait prendre jusqu’à quatre semaines. Cette période d’attente soulève des questions quant à la propagation éventuelle de l’hantavirus et à la nécessité de mesures préventives pour éviter de nouveaux cas.
En somme, cette enquête menée à Ushuaïa pourrait fournir des éléments cruciaux pour comprendre l’origine et la transmission de l’hantavirus. Les chercheurs espèrent que leurs travaux permettront de mieux cerner les risques associés à ce virus et d’informer les autorités sanitaires sur les mesures à prendre pour protéger la population.