Un mois aprĂšs la disparition inquiĂ©tante de Manon Relandeau, une jeune Ă©leveuse de 31 ans, de nouvelles informations troublantes Ă©mergent. En effet, quelques jours avant de disparaĂźtre, elle avait pris contact avec une structure d’aide aux femmes victimes de violences Ă Nantes, mais ne s’y est jamais prĂ©sentĂ©e. Son compagnon, Abdelkarim B., a quant Ă lui quittĂ© la France pour l’AlgĂ©rie avec leur fillette de 15 mois, suscitant de vives inquiĂ©tudes.
EN BREF
- Manon Relandeau, 31 ans, a disparu le 27 mars 2026.
- Elle avait pris contact avec un centre d’aide aux femmes victimes de violences.
- Son compagnon, soupçonné, a fui en Algérie avec leur enfant.
La disparition de Manon Relandeau, Ă©leveuse de chevaux Ă Saint-Ătienne-de-Montluc, a plongĂ© ses proches dans l’inquiĂ©tude. Le 27 mars 2026, elle ne donne plus de nouvelles. Cependant, des messages rassurants, envoyĂ©s depuis son tĂ©lĂ©phone, laissaient croire Ă un dĂ©part en formation. Ces messages, truffĂ©s de fautes dâorthographe, ne correspondait pas Ă son style habituel, Ă©veillant les soupçons de son entourage.
Les enquĂȘteurs se sont rapidement penchĂ©s sur son compagnon, Abdelkarim B., 41 ans, dĂ©jĂ condamnĂ© pour des violences conjugales en 2019. Ce passĂ© judiciaire jette une lumiĂšre inquiĂ©tante sur leur relation, dâautant plus que plusieurs tĂ©moignages rĂ©vĂšlent que Manon envisageait de le quitter. Dans de nombreux cas de fĂ©minicides, ce moment est souvent le plus risquĂ© pour les femmes.
Avant sa disparition, Manon avait pris lâinitiative de contacter un centre dâaide. Elle avait fixĂ© un rendez-vous, un premier pas difficile vers sa protection. Malheureusement, elle ne sây est jamais rendue, et lâon ignore si elle en a Ă©tĂ© empĂȘchĂ©e ou si les Ă©vĂ©nements se sont prĂ©cipitĂ©s.
Le 2 avril, six jours aprĂšs la disparition, Abdelkarim B. embarque Ă lâaĂ©roport de Nantes pour lâAlgĂ©rie, emmenant avec lui leur enfant. Les gendarmes, alertĂ©s, perquisitionnent le domicile de Manon, oĂč ils retrouvent son tĂ©lĂ©phone, mais aucune trace de lutte ni de Manon elle-mĂȘme. Ce constat alarme encore plus les enquĂȘteurs, qui sâorientent vers une hypothĂšse criminelle.
En AlgĂ©rie, les amis dâAbdelkarim B. ne lâont pas vu depuis plusieurs annĂ©es, et son retour semble inexpliquĂ©. Le 7 avril, une information judiciaire est ouverte Ă Nantes pour meurtre conjugal et enlĂšvement, soulignant la gravitĂ© de la situation. Les recherches mobilisent une centaine de militaires, mais chaque jour qui passe sans nouvelle de Manon renforce lâinquiĂ©tude de ses proches.
Pour ceux qui la connaissaient, un dĂ©tail demeure flagrant : « Elle nâaurait jamais abandonnĂ© ses chevaux », souligne un proche. Manon Ă©tait passionnĂ©e par son mĂ©tier, et lâidĂ©e quâelle ait pu disparaĂźtre volontairement semble inconcevable. Son cas illustre tragiquement les manquements du systĂšme français face aux violences faites aux femmes.
Cette affaire rĂ©sonne avec d’autres tragĂ©dies rĂ©centes, oĂč des femmes, malgrĂ© des antĂ©cĂ©dents de violences conjugales, n’ont pas reçu la protection nĂ©cessaire. En 2024, la France a enregistrĂ© plus de 90 fĂ©minicides, et en 2026, le compteur continue de grimper.
Alors que l’enquĂȘte se poursuit, des questions demeurent sans rĂ©ponse : oĂč se cache Abdelkarim B. ? Que sont devenus leur enfant et Manon ? Les proches de la jeune femme attendent dĂ©sespĂ©rĂ©ment des rĂ©ponses, espĂ©rant que la lumiĂšre soit faite sur cette disparition tragique.