Un nouvel obstacle se dresse sur le chemin de Donald Trump. La cour d’appel du district de Columbia a, en effet, confirmé vendredi la suspension des travaux de la salle de bal prévue à la Maison-Blanche. Cette décision, prise en avril, accorde au gouvernement américain un délai de 14 jours pour solliciter la Cour suprême des États-Unis, que le président a d’ores et déjà décidé de saisir.
EN BREF
- La cour d’appel maintient la suspension des travaux de la salle de bal de la Maison-Blanche.
- Donald Trump annonce son intention de faire appel devant la Cour suprême.
- Le projet est contesté par la National Trust for Historic Preservation.
Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a exprimé son indignation face à cette décision qu’il qualifie de « horrible » et motivée par des raisons politiques. Il la décrit également comme une « honte nationale », dénonçant une atteinte à son projet. La cour d’appel a, de son côté, précisé que son jugement n’était pas fondé sur l’intérêt du projet mais sur l’absence d’autorisation préalable du Congrès.
Cette décision de justice soulève des questions sur les prérogatives du gouvernement. Selon la cour, celui-ci ne dispose pas d’une « autorité illimitée » pour remodeler la Maison-Blanche selon les désirs d’un président. Donald Trump, de son côté, défend son projet en le présentant comme un impératif de sécurité nationale. Il affirme qu’il devrait servir de « centre militaire indispensable pour la sécurité de Washington, du district de Columbia et de notre pays ». Le président évoque la nécessité d’une plateforme pour drones et d’autres équipements militaires.
Malgré les décisions de justice, des photographies prises fin juillet montrent des travaux en cours, avec des structures basses et des grues visibles sur le chantier. La salle de bal, qui doit accueillir jusqu’à 1.000 personnes lors de réceptions officielles, doit remplacer une aile de la Maison-Blanche qui a été démolie en octobre dernier. Le coût du projet, initialement estimé à 200 millions de dollars, a doublé pour atteindre 400 millions de dollars. Trump assure que le financement proviendra entièrement de dons privés.
Parallèlement, un autre chantier est en cours à proximité pour aménager une aire bétonnée destinée à l’hélicoptère présidentiel. Ce projet a suscité des controverses, notamment de la part de la National Trust for Historic Preservation (NTHP), une organisation non lucrative chargée de la préservation des bâtiments historiques. Les opposants au projet soulignent que ces constructions et rénovations à Washington s’inscrivent dans une dynamique d’auto-promotion de Donald Trump, qui souhaite redonner à la capitale une splendeur qu’il estime négligée par ses prédécesseurs.
Les enjeux de cette affaire dépassent largement le simple cadre de l’architecture. Ils touchent aux prérogatives présidentielles et à la manière dont la Maison-Blanche est perçue, tant par les partisans que par les détracteurs de Donald Trump. La suite de cette affaire, et le recours à la Cour suprême, promettent d’être suivis de près tant sur le plan politique que sur celui de l’opinion publique.