Les opérations de recherche se poursuivent au Guyana après le naufrage tragique d’un ferry, le MV Barima, qui transportait 133 personnes. Selon les autorités, 67 passagers ont été secourus, mais 66 autres demeurent portés disparus. Ce drame, survenu dans la nuit de samedi à dimanche, a profondément choqué la petite nation d’Amérique du Sud, qui compte environ un million d’habitants.
EN BREF
- Un ferry a chaviré au Guyana, avec 133 personnes à bord.
- 67 passagers ont été secourus, 66 restent portés disparus.
- Le ministre des Travaux publics a confirmé l’extension des opérations de sauvetage.
Ce dimanche 19 juillet, le ministre des Travaux publics, Juan Edghill, a partagé sur Facebook que les efforts de sauvetage avancent lentement, mais qu’ils sont toujours en cours. Il a précisé que parmi les survivants, se trouvent 15 enfants. Toutefois, les autorités n’ont pas communiqué sur le nombre exact de victimes.
Dans une vidéo, un survivant, Wayne Kitson, âgé de 18 ans, a raconté les circonstances du naufrage. Il a expliqué que le ferry a été renversé par une grosse vague alors qu’il était en mer. « Nous dormions tous quand le bateau s’est renversé », a-t-il déclaré. Kitson, légèrement blessé, a nagé dans l’océan pendant plusieurs heures avant d’être secouru. Il craint pour la vie de sa femme et de sa fille, qui se trouvaient également à bord.
Le Premier ministre Mark Phillips a donné des nouvelles aux médias, indiquant que le bilan des secourus pourrait évoluer. Initialement, 53 personnes avaient été retrouvées, mais ce chiffre a rapidement augmenté. « Le ferry a chaviré, et nous sommes en phase de recherches et de sauvetage », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse.
Les opérations de sauvetage se concentrent sur la côte nord-ouest du pays, où les survivants sont ramenés à terre. Le MV Barima, construit en 1939, effectuait la liaison entre Georgetown, la capitale, et le village de Port Kaituma, situé dans la région de l’Essequibo, au cœur de la jungle.
Le bateau a émis un message de détresse vers 23 heures locales (03 heures GMT) samedi, signalant la gravité de la situation. Le ministre Edghill a exprimé son espoir de retrouver toutes les personnes portées disparues, tout en reconnaissant qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur le nombre de victimes.
Ce drame maritime met en lumière les risques liés à la navigation dans cette région, où les conditions climatiques peuvent rapidement se détériorer. Les autorités locales sont mobilisées pour poursuivre les recherches et apporter le soutien nécessaire aux familles des passagers.
Alors que les opérations se poursuivent, la communauté et l’ensemble du pays restent dans l’attente de nouvelles concernant le sort des personnes disparues et espèrent un dénouement positif à cette tragédie.