Fabien Roussel accuse La France insoumise de diviser le PCF pour soutenir Mélenchon

Le 15 mars 2026, à Saint-Amand-les-Eaux, Fabien Roussel, le dirigeant du Parti communiste français (PCF), a exprimé ses préoccupations concernant les intentions de La France insoumise (LFI). Dans une interview accordée à L’Humanité, il a affirmé que le mouvement politique dirigé par Jean-Luc Mélenchon cherchait à provoquer une fracture au sein du PCF pour favoriser la candidature de Mélenchon lors de l’élection présidentielle de 2027.

EN BREF

  • Fabien Roussel accuse LFI de vouloir diviser le PCF pour soutenir Mélenchon.
  • Il défend la nécessité d’une candidature communiste indépendante pour 2027.
  • Le congrès du PCF en juillet tranchera sur la direction future du parti.

Dans ses déclarations, M. Roussel a mis en garde ses camarades communistes contre une « offensive forte » de LFI. Il a insisté sur le fait que certains dirigeants de ce mouvement pourraient inciter à voter contre la direction du PCF, avec l’objectif de fracturer le parti et d’obtenir un soutien en faveur de Mélenchon. « Ne cédons pas aux tentatives de division », a-t-il exhorté, soulignant l’importance de maintenir l’unité du PCF.

Roussel, qui a été le candidat communiste à la présidentielle de 2022, a également rappelé que pour lui, il était essentiel d’avoir une candidature communiste distincte plutôt qu’une fusion dès le premier tour. « Si l’effacement du PCF à la présidentielle pouvait garantir une défaite de l’extrême droite, je n’hésiterais pas une seconde. Mais ce n’est pas le cas : notre électorat se répartirait entre différentes candidatures », a-t-il déclaré avec conviction.

La question de la position du PCF pour les élections à venir sera cruciale et sera débattue lors du congrès du parti qui se tiendra à Lille au début du mois de juillet. Ce congrès devrait être un point de rencontre décisif pour les militants, car plusieurs textes alternatifs à celui de la direction actuelle ont déjà été soumis. Cela pourrait ouvrir la voie à d’autres candidatures pour prendre la tête du parti.

En parallèle, Fabien Roussel a exprimé son refus de participer à la primaire unitaire, un processus qui semble diviser une partie de la gauche. Lors de la dernière présidentielle, il avait recueilli 2,3 % des votes, un score qui a été interprété par certains comme un blocage des voix qui auraient pu bénéficier à Mélenchon, arrivé à 22 % et qui a manqué de peu le second tour. Les tensions entre ces deux figures de la gauche française semblent donc s’intensifier à l’approche des élections de 2027.

La dynamique actuelle entre le PCF et LFI pose des questions cruciales sur l’avenir de la gauche en France. Les choix stratégiques que feront les partis dans les mois à venir seront déterminants pour la configuration politique du paysage électoral. Avec un engagement fort de Roussel pour l’identité communiste, le PCF semble déterminé à défendre son indépendance et son rôle au sein de la gauche.