Le 1er mai 2026, le port d’Atherinolakkos sur l’île de Crète a accueilli le débarquement de 176 militants de la flottille pour Gaza. Ces derniers avaient été interceptés par la marine israélienne lors d’une opération en eaux internationales. Ce transfert a été organisé dans le cadre d’un accord entre les gouvernements grec et israélien, comme l’a précisé le ministère grec des Affaires étrangères.
EN BREF
- 176 militants de la flottille pour Gaza ont débarqué en Crète après leur interception par Israël.
- 31 personnes ont été hospitalisées, mais les autorités n’ont pas précisé leur état de santé.
- Deux militants, soupçonnés d’activités illégales, ont été transférés en Israël pour interrogatoire.
Les militants, en majorité des ressortissants européens, ont été escortés par les garde-côtes grecs jusqu’à leur arrivée à terre. Un journaliste de l’AFP présent sur les lieux a rapporté que les participants à la flottille avaient scandé des slogans en soutien à la Palestine au moment de leur débarquement.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a confirmé que tous les militants se trouvaient désormais en Crète, à l’exception de Saif Abu Keshek et Thiago Ávila. Ce dernier est accusé d’activités illégales, tandis qu’Abu Keshek est soupçonné de liens avec une organisation terroriste. Ces deux hommes seront transférés en Israël pour être interrogés.
En parallèle, des informations en provenance de Turquie indiquent qu’une soixantaine de militants ont été rapatriés à Istanbul depuis la Crète. Les autorités grecques, pour leur part, ont mis en œuvre cette opération dans des conditions jugées « particulièrement difficiles », afin de garantir la sécurité des personnes impliquées.
Ce débarquement a suscité des réactions variées au sein de la communauté internationale. L’organisation non gouvernementale MarchToGaza a dénoncé l’arrestation de ces militants, qu’elle qualifie d’illégale et de violation du droit international. Elle a également critiqué le gouvernement grec pour avoir facilité cette opération, qu’elle considère comme un enlèvement de ressortissants étrangers.
Les tensions autour de cette flottille ne sont pas nouvelles. En effet, la flottille mondiale Sumud avait déjà tenté d’atteindre Gaza en 2025, mais avait été interceptée, entraînant l’arrestation de plusieurs centaines de militants, dont des personnalités connues comme Greta Thunberg. Cette nouvelle tentative visait à briser le blocus de Gaza et à apporter une aide humanitaire à la région, où l’accès reste largement restreint malgré un fragile cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le mouvement islamiste Hamas.
Les autorités grecques ont affirmé que l’interception par Israël avait eu lieu dans les eaux internationales, où la Grèce n’a pas de mandat d’intervention. Ce contexte a provoqué une vague de critiques de la part d’États ayant des ressortissants parmi les personnes arrêtées, avec des appels à la libération des militants. Des gouvernements tels que ceux de l’Italie, de l’Espagne, de la Turquie et du Pakistan ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme des violations des droits humains.
Alors que les événements continuent d’évoluer, la situation des militants hospitalisés reste incertaine, et l’attention se tourne vers les implications diplomatiques de cette affaire, tant sur le plan humanitaire que politique, dans le cadre du conflit israélo-palestinien.