Jordan Bardella critiqué pour ses propos après la mort de Lyhanna

La mort tragique de la jeune Lyhanna, âgée de 11 ans, à Fleurance dans le Gers, a suscité une vague d’émotion à travers la France. Alors que les hommages se multiplient, le comportement de Jordan Bardella, numéro deux du Rassemblement National, lors du Grand Prix de Formule 1 de Monaco, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux.

EN BREF

  • Jordan Bardella a été critiqué pour ses commentaires après la mort de Lyhanna.
  • Il a assisté à un événement sportif pendant que le pays pleurait la fillette.
  • Les internautes l’ont accusé de décalage et de manque d’empathie.

Le 4 juin 2026, le corps de Lyhanna a été retrouvé dans un silo agricole, marquant une fin tragique à sa disparition survenue le 29 mai. Cette affaire a profondément touché l’opinion publique, entraînant une marche blanche en hommage à la fillette. Pourtant, Jordan Bardella, interrogé le 15 juin par BFMTV, a semblé minimiser l’importance de ces manifestations.

Face à un journaliste qui lui demandait pourquoi il n’avait pas participé à la marche blanche, Bardella a répondu : « Des marches blanches, il y en a tous les jours ! » Une déclaration qui a été perçue comme dépourvue de sensibilité, d’autant plus qu’il affichait un large sourire lors de l’événement sportif. La Dépêche a souligné que ces marches ne sont pas quotidiennes en France, une affirmation qui a suscité de vives réactions.

Le leader du Rassemblement National a tenté de justifier sa présence au Grand Prix en évoquant sa passion pour la Formule 1, mais ses propos ont davantage alimenté la controverse. Il a comparé l’affaire de Lyhanna à d’autres drames récents, tels que les meurtres de Lola et Philippine, affirmant qu’elles mettent en lumière « un État de plus en plus incapable de protéger les Français ». Ces remarques n’ont pas apaisé la colère des internautes, qui ont vu dans ses paroles un manque d’empathie et de respect envers la mémoire de la petite fille.

Les réactions sur les réseaux sociaux ont été instantanées. Beaucoup ont souligné que si le principal suspect, Jérôme Barella, avait eu une autre origine ethnique, Bardella aurait agi différemment. « Si Barella avait été noir ou arabe, il ne ferait qu’en parler », a tweeté un internaute. D’autres ont critiqué le décalage entre ses engagements publics et l’absence à la marche, faisant référence à des figures politiques comme Jean-Luc Mélenchon et Yaël Braun-Pivet qui n’étaient pas non plus présentes.

La vidéo de l’interview a rapidement dépassé les 222 000 vues, preuve de l’intérêt et de l’indignation qu’elle a suscités. Les commentaires ont fusé, témoignant d’une division croissante dans la perception des actions politiques face aux tragédies qui touchent la société française.

En somme, la sortie de Jordan Bardella a mis en lumière non seulement son approche des affaires tragiques, mais également les attentes du public envers les dirigeants politiques dans des moments de deuil collectif. Sa réponse a été perçue comme à la fois inappropriée et symptomatique d’un certain décalage entre les politiques et la réalité vécue par les citoyens.