Les départements français encore épargnés par les moustiques tigres en 2026

Cette année, les moustiques tigres, nuisibles redoutés, risquent de perturber les vacances de nombreux estivants. En deux décennies, l’espèce a envahi la quasi-totalité de l’Hexagone, mais des zones restent encore à l’abri, selon les observations de l’ANSES.

EN BREF

  • Le moustique tigre, présent dans 81 départements, épargne encore certains territoires.
  • Les Hauts-de-France sont la seule région où ces insectes n’ont pas été signalés.
  • Ce nuisible est vecteur de maladies potentiellement graves comme la dengue et le chikungunya.

Apparu pour la première fois en France en 2004, le moustique tigre, connu sous le nom scientifique Aedes albopictus, est originaire d’Asie du Sud-Est. Ce petit insecte a profité de l’augmentation des échanges internationaux pour s’installer sur notre territoire, se propageant grâce au transport de marchandises. Ce phénomène a été amplifié par le réchauffement climatique, qui lui permet de s’adapter à de nouveaux environnements.

Initialement observé dans le sud de la France, ce moustique a désormais colonisé de vastes zones. En 2025, il était présent dans 81 des 96 départements de la France métropolitaine. Selon les données de l’ANSES, seuls quelques départements échappent encore à cette invasion, notamment ceux des Hauts-de-France.

Les départements où la présence des moustiques tigres n’a pas encore été confirmée sont : l’Aisne, le Calvados, les Côtes-d’Armor, l’Eure, la Loire-Atlantique, la Manche, le Nord, l’Oise, l’Orne, le Pas-de-Calais, la Sarthe, la Seine-Maritime, la Somme, la Vendée et les Ardennes. Toutefois, l’invasion se poursuit à un rythme inquiétant.

Le moustique tigre se distingue par ses rayures noires et blanches. Contrairement à d’autres espèces, qui piquent principalement au crépuscule, Aedes albopictus est actif durant la journée, avec des pics d’activité le matin et en fin d’après-midi. Sa piqûre est souvent jugée désagréable en raison de sa fréquence et des démangeaisons qu’elle engendre. Ce moustique se nourrit principalement de sang humain, ce qui le rapproche des zones urbaines et périurbaines.

Au-delà de son rôle comme simple nuisible, Aedes albopictus est également reconnu comme un vecteur de transmission de maladies virales, telles que la dengue, le chikungunya et le virus Zika, qui peuvent être graves. Bien que ces maladies ne circulent pas actuellement en métropole, un risque existe si des personnes porteuses du virus, en provenance de l’étranger, sont piquées par ce moustique.

Pour contrer cette menace, l’ANSES a mis en place un portail permettant aux citoyens de signaler la présence de moustiques tigres. Ceci constitue un outil précieux pour la surveillance et la connaissance de la répartition de cette espèce invasive, qui a désormais conquis tous les continents habités.

Alors que l’été 2026 se profile, la vigilance est de mise pour éviter que les moustiques tigres ne viennent perturber les activités estivales. La collaboration entre les citoyens et les autorités sanitaires s’avère cruciale pour limiter leur propagation.