Marine Le Pen confirme sa candidature à la présidentielle de 2027 sous condition

À moins de deux mois d’un verdict judiciaire décisif, Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l’Assemblée nationale, a affirmé sa volonté de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, sous réserve d’une décision favorable de la justice. Interrogée sur RTL, elle a souhaité clarifier sa position concernant l’affaire des assistants parlementaires, un dossier qui pourrait impacter son avenir politique.

EN BREF

  • Marine Le Pen se portera candidate à l’élection présidentielle de 2027 si elle échappe à l’inéligibilité.
  • Le verdict du procès sur les assistants parlementaires est attendu le 7 juillet.
  • Elle évoque des positions sur la taxation des superprofits et la privatisation de France Télévisions.

La cheffe du RN a clairement indiqué que si la justice ne prononçait qu’une peine avec sursis, elle serait « bien sûr » candidate. Elle a précisé : « J’utiliserai les moyens pour pouvoir continuer à me défendre. » Cette déclaration s’inscrit dans une stratégie visant à verrouiller son récit politique en amont d’une décision judiciaire qui pourrait changer la donne pour son parti.

Le procès, prévu pour le 7 juillet, concerne les conditions d’emploi des assistants parlementaires européens du FN, et le jugement pourrait avoir des conséquences majeures sur l’avenir de Marine Le Pen et du Rassemblement national. En effet, une décision d’inéligibilité mettrait un terme à ses ambitions présidentielles, ce qui incite déjà certains membres du RN à réfléchir à un avenir sans elle.

Au cours de son intervention, Marine Le Pen a également abordé plusieurs sujets de politique économique. Elle a exprimé son soutien à une taxation « transitoire » des superprofits, prenant pour exemple le géant pétrolier Total. En revanche, elle s’est montrée opposée à une hausse du salaire minimum, qu’elle considère comme trop pesante pour les entreprises.

Concernant l’audiovisuel public, la présidente du RN a plaidé en faveur de la privatisation de l’ensemble des chaînes de France Télévisions. Cette proposition fait suite aux débats relancés par un rapport parlementaire, qui a suscité des réactions variées au sein du paysage politique français.

Enfin, Marine Le Pen a tenu à démentir les rumeurs concernant une éventuelle nomination au poste de ministre des Affaires étrangères si Jordan Bardella devait accéder à l’Élysée. Elle a déclaré : « Je ne cherche pas une place », écartant ainsi toute spéculation sur son avenir au sein du gouvernement.

À quelques mois d’une élection présidentielle cruciale, la situation de Marine Le Pen reste incertaine. Alors que la date du jugement approche, tous les regards sont tournés vers la cour d’appel de Paris, qui devra trancher sur ce dossier sensible. Sa capacité à maintenir ses ambitions politiques dépendra largement de la décision qui sera rendue.