Matthieu Delormeau, ancien chroniqueur de Touche Pas à Mon Poste, a récemment fait des révélations explosives sur BFM TV. Invité à s’exprimer sur ses expériences dans le milieu de la drogue, il a accusé des personnalités politiques de premier plan ainsi que des membres de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) de se livrer à des pratiques illicites. Ces allégations soulèvent de sérieuses questions sur l’intégrité de certaines figures publiques et des forces de l’ordre.
EN BREF
- Matthieu Delormeau accuse des politiciens et policiers de consommer et de revendre de la drogue.
- Il remet en question l’efficacité des tests de dépistage proposés pour les élus.
- Ses déclarations ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.
Les déclarations de Matthieu Delormeau s’inscrivent dans un contexte où il a lui-même connu des démêlés avec la justice. Arrêté en 2024 pour une transaction de cocaïne, il a été de nouveau interpellé en 2025. Ce parcours tumultueux lui confère aujourd’hui un statut de témoin privilégié sur les pratiques du milieu. Sur le plateau de BFM TV, il a affirmé : « Les politiques qui venaient se droguer chez moi sont des gens très connus, des gens qui pèsent dans le pays. » Des mots qui ne laissent pas indifférents et qui interrogent sur l’identité de ces figures politiques.
Mais Delormeau ne s’est pas limité à évoquer la consommation de drogue par des responsables politiques. Il a également accusé certains policiers de la BAC de détourner des saisies de drogue afin de les revendre. « Parfois, il y a des policiers de la BAC qui revendent de la drogue », a-t-il déclaré, mettant en lumière un possible dysfonctionnement au sein des forces de l’ordre. Une telle accusation, faite en direct sur une chaîne nationale, pourrait avoir des répercussions significatives, incitant certains à demander une enquête de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN).
Delormeau a aussi critiqué le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu, qui a proposé des tests de dépistage aléatoires pour les élus. Selon lui, cette mesure serait inefficace, car les élus concernés seraient prévenus à l’avance, leur permettant d’éviter tout contrôle positif. « Testés au hasard ? Vous plaisantez ou quoi ? » a-t-il lancé, soulignant que la drogue dans la salive n’y reste que 24 à 48 heures. Cette observation remet en question la crédibilité des dispositifs de contrôle annoncés.
Cette intervention a suscité une forte réaction sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes saluent le courage de Delormeau, tandis que d’autres s’inquiètent des conséquences potentielles de ses déclarations. « Il n’a pas peur, il va avoir des menaces », a commenté un utilisateur, tandis qu’un autre a ajouté : « Des policiers de la BAC qui revendent de la drogue, c’est très grave. » L’ironie de la situation est palpable, car celui qui a partagé ses propres luttes avec la drogue se transforme en lanceur d’alerte.
Le débat sur la consommation de drogue au sein des sphères politiques n’est pas nouveau. Plusieurs enquêtes ont déjà mis en lumière ce phénomène, mais les institutions restent souvent silencieuses, créant un fossé entre la réalité et la reconnaissance officielle. Les accusations de Delormeau, si elles ne sont pas étayées par des preuves concrètes, ne manqueront pas de relancer le débat sur la transparence et l’intégrité des personnalités publiques.
Il est à noter qu’un détail troublant persiste : 90 % des billets de banque en circulation portent des traces de cocaïne, soulignant l’ampleur du problème. La question reste de savoir si les déclarations de Matthieu Delormeau constitueront un simple coup de gueule ou s’elles pourraient engendrer des actions concrètes. Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été émise par les autorités ou les personnalités politiques visées, laissant planer un silence assourdissant sur ces accusations graves.