Le 9 août, Benjamin Netanyahu a annoncé le rejet par Israël d’un plan de paix pour Gaza, récemment accepté par le Hamas. Ce plan, qui aurait dû marquer la deuxième étape du processus de paix, est désormais remis en question par les autorités israéliennes, qui conditionnent tout retrait à un « véritable » désarmement du mouvement islamiste.
EN BREF
- Israël rejette le plan de paix américain accepté par le Hamas.
- Netanyahu exige un désarmement complet du Hamas avant tout retrait.
- Le Hamas appelle les États-Unis à faire pression sur le gouvernement israélien.
Ce rejet survient à un moment délicat pour le Premier ministre israélien, qui fait face à une forte opposition de ses alliés d’extrême droite, à quelques mois des élections législatives. En effet, ce dernier a exprimé ses doutes sur le plan proposé, qui avait été élaboré par le « Conseil de Paix » de Donald Trump, et qui stipule un retrait israélien en échange du désarmement du Hamas.
Le Hamas, pour sa part, a manifesté sa volonté de respecter le plan et a appelé à des pressions américaines pour que le gouvernement israélien respecte également les termes de l’accord. « Nous ne voulons pas que des considérations politiques internes entravent le processus de paix », a déclaré un responsable du Hamas à l’AFP.
Le plan en question, qui comprend quinze points, stipule que le désarmement du Hamas doit être supervisé par le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG). Ce comité, qui a pour mission de gérer le territoire pendant une phase transitoire, se trouve actuellement bloqué en Égypte en raison du refus israélien de laisser entrer ses membres.
Malgré les assurances de Nikolaï Mladenov, le haut représentant du « Conseil de Paix » pour Gaza, qui a rencontré Netanyahu, les inquiétudes israéliennes demeurent. Mladenov avait garanti que le retrait israélien ne se ferait qu’après un désarmement complet du Hamas, mais cela n’a pas suffi à apaiser les craintes de l’État hébreu.
Le Hamas défend depuis longtemps une approche de désarmement progressif, plutôt qu’une reddition unilatérale de ses armes. Benjamin Netanyahu a souligné l’importance d’un désarmement véritable, insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une simple façade. « Nous parlons d’un véritable désarmement, pas d’un désarmement fictif », a-t-il déclaré, affirmant que les discussions avec les États-Unis se poursuivent.
Alors que la situation reste tendue, la communauté internationale observe avec attention l’évolution de ce dossier sensible. Le rejet de ce plan par Israël pourrait avoir des répercussions importantes sur les efforts de paix dans la région, et la nécessité d’un dialogue constructif entre les parties semble plus cruciale que jamais.