Propos alarmants du père de Jérôme Barella sur la plainte pour inceste de sa petite-fille

La mort tragique de Lyhanna dans le Gers a suscité une vague de révélations troublantes concernant la famille Barella. Au-delà de Jérôme Barella, qui fait face à des accusations, d’autres membres de son entourage, y compris son père, Joël Barella, sont également dans le collimateur de la justice. Ce dernier, âgé de 71 ans, est accusé de violences sexuelles par deux de ses petites-filles, des allégations qui soulèvent des questions sur la dynamique familiale et la protection des victimes.

EN BREF

  • Le père de Jérôme Barella, Joël, est accusé de violences sexuelles par ses petites-filles.
  • Des témoignages accablants révèlent une défense de la famille contre les accusations.
  • Le parquet rouvre une enquête sur l’une des plaignantes après la mort de Lyhanna.

Les accusations portées contre Joël Barella remontent à 2013, lorsque la mère de Prescyllia, alors âgée de 13 ans, se rend à la gendarmerie dans le but de dénoncer les abus dont sa fille aurait été victime entre ses 10 et 13 ans. Selon la jeune fille, ces actes se seraient produits tant au domicile de ses grands-parents que chez son propre père. Ce silence pesant, brisé après des années de souffrance, a conduit à une enquête qui a finalement été classée sans suite, faute de preuves tangibles.

Les expertises médicales n’ont pas permis d’étayer les accusations, mais une psychologue a observé chez Prescyllia des signes inquiétants : troubles scolaires, comportements agressifs et épisodes de tristesse. Ces symptômes, selon l’experte, sont souvent compatibles avec des expériences de violences sexuelles.

Au lieu de soutenir sa fille, le père de Prescyllia a choisi de contester sa crédibilité, la qualifiant de « menteuse, vicieuse et charmeuse ». Ce jugement a été partagé par d’autres membres de la famille, y compris la grand-mère, qui a insisté sur un comportement jugé provocant de la part de l’adolescente. Seules sa mère et sa belle-mère ont apporté leur soutien à la victime.

Dans le cadre de son audition en garde à vue en 2014, Joël Barella a minimisé les accusations en qualifiant sa petite-fille d’adolescente « aguicheuse devant des garçons plus âgés ». Une information judiciaire a été ouverte pour viols et agressions sexuelles sur mineure, mais après plusieurs années d’instruction, le juge a prononcé un non-lieu, estimant que les éléments au dossier n’étaient pas suffisants pour prouver les faits.

Les révélations sur Joël Barella s’inscrivent dans un contexte familial déjà complexe. Maeva, la demi-sœur de Prescyllia, a également rapporté avoir subi des attouchements sexuels à l’âge de 12 ans. Bien qu’une enquête ait été ouverte, celle-ci a été classée sans suite, faute de preuves suffisantes. Ce parcours judiciaire soulève de nombreuses interrogations sur l’issue des plaintes de victimes présumées au sein de cette famille.

Cependant, l’affaire Lyhanna semble avoir fait bouger les choses. Le parquet de Béziers a décidé de rouvrir le dossier concernant Maeva, une annonce qui a apporté un certain soulagement à la jeune plaignante. En revanche, aucune relance n’est envisagée pour Prescyllia, à moins qu’un nouvel élément significatif apparaisse.

Les deux sœurs se retrouvent ainsi face à une réalité troublante : celle de victimes dont la parole a été souvent ignorée. Elles espèrent que l’onde de choc causée par la mort de Lyhanna conduira à un changement dans la manière dont les plaintes pour violences sexuelles sont prises en compte et traitées.