Rapatriement imminent pour les Français touchés par l’hantavirus à bord du MV Hondius

Un moment décisif se profile pour les cinq Français à bord du navire MV Hondius, actuellement affecté par un foyer d’hantavirus. Selon un responsable sanitaire français, ces passagers seront rapatriés « dans les 24 à 48 heures » suivant l’arrivée du bateau aux Canaries, prévue pour dimanche matin.

EN BREF

  • Cinq Français rapatriés après un foyer d’hantavirus sur le MV Hondius.
  • Examen sanitaire à l’arrivée et suivi médical en France.
  • Isolement et surveillance pendant six semaines pour les passagers.

Le paquebot, qui transporte également 150 passagers et membres d’équipage, est sous alerte sanitaire internationale depuis la semaine dernière. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a signalé que trois passagers avaient perdu la vie, avec l’hypothèse que l’hantavirus soit à l’origine de ces décès.

À leur arrivée à Granadilla, sur l’île de Tenerife, les cinq Français seront immédiatement examinés. Xavier Lescure, responsable médical du Coreb (Coordination opérationnelle risque épidémique et biologique), a précisé que les passagers subiront un second examen à leur retour en France. Ce processus vise à garantir la santé des patients et à prévenir toute propagation du virus.

Les conditions de rapatriement sont strictes. Un avion spécifiquement affrété sera mis à disposition, avec un personnel de bord protégé. Les passagers ne seront pas en contact avec d’autres touristes afin de minimiser les risques.

Heureusement, au moment des déclarations, les cinq Français ne présentaient pas de symptômes préoccupants. Cependant, ceux qui pourraient manifester « les moindres symptômes » seront hospitalisés dans un établissement de santé spécialisé pour subir un test. Ils ne quitteront pas l’hôpital tant que les résultats ne seront pas connus. En cas de test positif, leur hospitalisation se poursuivra jusqu’à ce que davantage d’informations soient disponibles sur la maladie.

Pour les passagers asymptomatiques, un suivi sera également mis en place. Ils seront testés à leur arrivée en France et suivis par des structures de santé référentes. Cela implique qu’ils devront respecter une période d’isolement de six semaines, une quarantaine adaptée aux besoins de chacun, durant laquelle ils ne pourront pas mener une vie normale.

Les restrictions ne s’arrêtent pas là. Les autorités sanitaires ont également commencé à suivre les contacts à faible risque des passagers, notamment ceux qui ont voyagé dans l’avion ayant rapatrié une patiente décédée. Un contact a été placé en isolement en raison de « symptômes bénins », mais son test s’est révélé négatif.

Les autorités sanitaires internationales rassurent, affirmant qu’elles ne s’attendent pas à une épidémie d’une ampleur comparable à celle du Covid-19. Néanmoins, elles demeurent vigilantes, avec l’objectif de retracer l’itinéraire des patients et de suivre les cas contacts de près.

Cette situation rappelle l’importance de la vigilance face aux risques sanitaires, même dans des contextes de voyage. Les mesures prises pour le rapatriement des passagers semblent être en adéquation avec les recommandations des experts, suggérant une gestion rigoureuse de cette crise sanitaire.