Le 18 avril 2026, la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a exprimé son inquiétude face à la réémergence du site internet Coco, qui avait été fermé en 2024 en raison de son implication dans de nombreux crimes sexuels. Cette plateforme, notamment liée au procès des viols de Mazan, refait surface sous un nouveau nom, Cocoland, provoquant une vive réaction des autorités.
EN BREF
- Le site Coco, fermé en 2024, a été relancé sous le nom de Cocoland.
- Sarah El Haïry appelle à la vigilance face aux dangers que représente cette plateforme.
- Des procédures sont en cours pour fermer de nouveau le site et protéger les enfants.
La résurgence de cette plateforme a été révélée par le quotidien Ouest-France, qui a annoncé que Coco avait réouvert ses portes avec une nouvelle adresse URL. Sarah El Haïry a qualifié ce retour de « gifle à la promesse de protection » que l’État doit aux victimes potentielles. Elle a souligné que ces sites ne sont pas des lieux anodins, mais des espaces où les prédateurs s’organisent pour cibler leurs victimes, notamment des enfants.
Les précédentes activités de Coco étaient liées à des affaires criminelles graves, dont le procès très médiatisé des viols de Mazan. Dominique Pelicot, un des principaux accusés, a été condamné à 20 ans de réclusion pour avoir assommé sa femme d’anxiolytiques afin de la violer et de la faire violer par de nombreux hommes qu’il avait recrutés via la plateforme.
Le site était également connu pour avoir facilité des guet-apens homophobes, des viols, du trafic de drogue et de la traite humaine. En 2024, face à ces accusations, la justice avait ordonné sa fermeture, mais son retour soulève d’importantes préoccupations parmi les associations de protection de l’enfance.
Le fondateur de Coco, l’Italien Isaac Steidl, a été mis en examen en janvier 2025 pour divers crimes, dont la détention et la diffusion d’images pédopornographiques. Bien qu’il conteste les accusations, son implication dans ces affaires a renforcé l’urgence de mesures de protection.
Sarah El Haïry a insisté sur le fait que des procédures sont déjà en cours pour traquer et fermer ce site, tout en promettant que le gouvernement ne laissera pas ce genre de plateformes en paix. « Nous allons les harceler, leur faire comprendre que leur existence n’est pas acceptable », a-t-elle affirmé.
Cette situation soulève des questions cruciales concernant la sécurité des enfants sur Internet et l’efficacité des mesures de protection mises en place par les autorités. Alors que la technologie continue de progresser, les plateformes malveillantes semblent trouver des moyens de contourner les lois, rendant la vigilance des gouvernements et des citoyens plus essentielle que jamais.
La réouverture de Cocoland est un rappel amer des défis persistants dans la lutte contre les crimes en ligne, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue et d’une coopération entre les gouvernements, les forces de l’ordre et les organisations de protection de l’enfance.