Pour de nombreux contribuables français, l’été de 2026 s’annonce sous un jour favorable, avec la perspective d’un remboursement d’impôts. Suite à la campagne de déclaration des revenus achevée au printemps, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) va procéder à des restitutions de trop-perçus pour plusieurs millions de foyers. Ce remboursement, effectué par virement automatique, concerne les ajustements du prélèvement à la source ainsi que les crédits et réductions d’impôt.
EN BREF
- Des millions de foyers bénéficieront de remboursements d’impôts à la fin juillet 2026.
- Les versements automatiques se feront en deux vagues : le 24 et le 31 juillet.
- Aucune démarche n’est requise, sauf pour les usagers sans coordonnées bancaires.
La DGFiP a d’ores et déjà communiqué le calendrier des opérations pour cet été 2026. Les premiers versements interviendront le vendredi 24 juillet, suivis d’une seconde salve le vendredi 31 juillet. Pour les usagers dont le fisc ne possède pas les coordonnées bancaires, un envoi de lettres-chèques sera effectué à partir de la mi-août. Il est à noter qu’aucune démarche administrative n’est nécessaire de la part des bénéficiaires, l’opération étant entièrement automatisée, à condition de maintenir ses coordonnées bancaires à jour sur le site officiel des impôts.
Les contribuables ayant bénéficié d’une avance de réduction d’impôt en janvier 2026, pour des dépenses réalisées en 2025, seront particulièrement concernés. Cette avance est égale à 60 % des réductions et crédits d’impôt perçus l’année précédente. Par exemple, si un contribuable a reçu un crédit d’impôt de 2 000 € pour des dépenses de 4 000 € en 2024, l’avance s’élève à 1 200 €.
Cependant, il est crucial de comprendre que les contribuables qui ont engagé des dépenses éligibles en 2025, mais pas en 2024, n’ont pas reçu d’avance en janvier 2026. Les avantages fiscaux de 2025 seront pris en compte cet été lors du calcul des impôts pour 2026. La DGFiP utilisera également ces données pour établir l’avance à verser en janvier 2027.
La restitution de l’avance reçue en janvier se fera cet été, au moment du calcul des impôts sur les revenus de 2025. Le fisc ajoutera cette avance à l’impôt brut dû, puis déduira les réductions et crédits d’impôt auxquels le foyer a droit. Selon les cas, le contribuable pourra recevoir un complément de réduction d’impôt ou être amené à rembourser une avance perçue en trop.
Pour illustrer, imaginons un foyer ayant engagé 4 000 € en frais d’emploi à domicile en 2024, ce qui a ouvert la voie à un crédit d’impôt de 2 000 € en 2025, et donc à une avance de 1 200 € en janvier 2026. Si ce foyer maintient la même dépense en 2025, il aura droit à un complément de 800 € cet été. En revanche, si les dépenses se sont réduites à 2 000 €, il devra rembourser 200 €.
Il est également possible de moduler à la baisse ou de supprimer l’avance de réductions d’impôt à venir, grâce à un dispositif accessible chaque année d’octobre à mi-décembre sur le site des impôts, dans la section dédiée aux prélèvements à la source.
Ces mesures de restitution apportent une bouffée d’air frais à des millions de foyers français, qui attendent avec impatience ces virements. La DGFiP joue un rôle crucial dans la mise en œuvre de ce processus, garantissant que les contribuables soient remboursés rapidement et efficacement, sans qu’ils aient à s’en préoccuper.