Situation préoccupante à bord du MV Hondius : cinq cas d’hantavirus confirmés

Le MV Hondius, un paquebot de croisière naviguant entre Ushuaïa et le Cap-Vert, est au centre d’une alerte sanitaire internationale. Depuis le weekend dernier, cinq cas d’hantavirus ont été confirmés à bord, dont trois passagers ont tragiquement perdu la vie. Les autorités sanitaires continuent de surveiller la situation, tout en tentant d’identifier d’éventuels contacts à terre.

EN BREF

  • Cinq cas d’hantavirus confirmés sur le MV Hondius, trois décès signalés.
  • Les passagers, actuellement confinés, doivent débarquer aux Canaries ce dimanche.
  • Les autorités surveillent d’éventuels contacts à terre dans plusieurs pays.

Ce jeudi 7 mai 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que le navire, qui se dirige vers Tenerife, doit accoster dans l’archipel espagnol des Canaries ce dimanche. Malgré la gravité de la situation, les autorités affirment que le niveau de risque épidémique reste « faible », le virus étant moins contagieux que le Covid-19.

Le MV Hondius, qui transportait 149 personnes, a vu ses passagers confinés à bord après la découverte de cas d’hantavirus. Les autorités sanitaires s’assurent qu’aucun passager ne présente actuellement de symptômes. Le croisiériste Oceanwide Expeditions a confirmé qu’« aucune personne à bord ne souffre de symptômes » et a promis que les passagers seront évacués en début de semaine prochaine.

Ce cas d’hantavirus est particulièrement préoccupant. Les infections à hantavirus peuvent entraîner un syndrome respiratoire aigu, et la transmission se fait principalement via des rongeurs infectés. Toutefois, la variante détectée à bord du Hondius a été confirmée comme étant transmissible d’homme à homme, un fait qui a soulevé des inquiétudes parmi les experts.

Un contexte tragique

Les trois passagers décédés incluent un couple néerlandais et une Allemande. L’OMS a signalé que, parmi les huit cas suspects, cinq ont été confirmés comme étant des infections à hantavirus. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué que le virus a une période d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines, laissant craindre l’apparition de nouveaux cas.

Les cinq Français présents à bord ne présentent pas de symptômes inquiétants, selon le ministère français des Affaires étrangères. Pascal Confavreux, porte-parole du ministère, a rassuré en déclarant que « ces cinq Français vont aussi bien qu’on puisse aller dans ces circonstances ». Une fois le navire amarré à Tenerife, ils seront rapatriés en France.

Les autorités sanitaires sont également en train de retracer les parcours des passagers qui ont débarqué lors d’escales antérieures. Des cas contacts sont hospitalisés ou sous surveillance dans plusieurs pays, notamment aux Pays-Bas, en Allemagne et en Afrique du Sud. À Singapour, deux passagers ayant voyagé avec l’un des cas décédés sont en isolement en attendant les résultats de leurs tests.

Evacuation prévue malgré des obstacles

Malgré l’opposition des autorités locales, le MV Hondius devrait accoster à Granadilla, à Tenerife. Le président du gouvernement régional a précisé que l’évacuation se fera par des vedettes, sans que les passagers ne mettent le pied à terre tant que des mesures de sécurité ne soient pas mises en place. Le risque pour les Européens a été jugé « faible » par la Commission européenne.

La situation est suivie de près par les autorités sanitaires, qui s’efforcent d’identifier tous les contacts de personnes infectées. Les passagers, qui sont actuellement confinés à bord, attendent avec impatience leur évacuation. L’issue de cette crise sanitaire reste incertaine, mais les efforts continus des autorités devraient permettre de gérer ce foyer d’infection.

Alors que la croisière continue de soulever des inquiétudes, la vigilance s’impose pour éviter toute propagation supplémentaire du virus dans la population. Les passagers et les autorités doivent naviguer dans ces eaux troubles avec prudence.