Les 149 passagers et membres d’équipage du MV Hondius, un bateau de croisière, se trouvent dans une situation préoccupante au large des côtes du Cap-Vert. Ce lundi soir, ils sont toujours coincés à bord, en attente d’un port où ils pourraient débarquer. Cette incertitude fait suite à la découverte d’un présumé foyer d’hantavirus sur le navire.
EN BREF
- Trois décès liés à une infection à hantavirus sur le MV Hondius.
- Les passagers confinés à bord, en attente d’évacuation médicale.
- Les autorités travaillent à une évacuation vers les Pays-Bas.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), trois personnes ont perdu la vie en raison de ce virus, dont un couple de Néerlandais et un Allemand. Un Britannique, évacué en urgence vers l’Afrique du Sud, a été testé positif au hantavirus, faisant de lui le seul cas confirmé à ce jour. Les autres passagers, bien qu’inquiets, ne présentent pas de symptômes pour l’instant, à l’exception de deux membres d’équipage.
Maria Van Kerkhove, responsable de la prévention des épidémies à l’OMS, a indiqué que les passagers avaient été priés de rester dans leurs cabines pour limiter les risques de contagion. Des mesures de désinfection ont été mises en place à bord, et des équipes médicales ont été envoyées pour examiner les personnes malades.
La situation s’est intensifiée lorsque le navire a été empêché d’accoster à Praia, capitale cap-verdienne. Les autorités sanitaires du Cap-Vert ont demandé une assistance médicale internationale, notamment du Royaume-Uni et des Pays-Bas, pour évacuer les patients. Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a confirmé qu’il explorait les options d’évacuation médicale.
Jake Rosmarin, un passager du MV Hondius, a partagé son expérience sur les réseaux sociaux, exprimant l’anxiété ressentie par tous à bord. « Il y a beaucoup d’incertitude et c’est la partie la plus difficile. Tout ce que nous voulons maintenant, c’est nous sentir en sécurité, avoir des réponses claires et rentrer chez nous », a-t-il déclaré.
Des ports alternatifs, tels que Las Palmas et Tenerife, dans l’archipel des Canaries, sont à l’étude pour un éventuel débarquement, selon l’opérateur du navire, Oceanwide Expeditions. Ce dernier a également précisé que des mesures strictes d’isolement étaient en cours pour prévenir toute propagation du virus.
Le navire a déjà connu des tragédies, avec un décès survenu le 11 avril, suivi d’un second décès le 24 avril, et d’un troisième le 2 mai. Les circonstances exactes entourant ces décès demeurent floues, et l’enquête se poursuit. Oceanwide Expeditions a insisté sur le fait qu’aucun autre cas d’hantavirus n’avait été officiellement confirmé, bien que la situation soit prise très au sérieux.
Le directeur de l’OMS Europe, Hans Kluge, a tenté de rassurer le public en affirmant qu’il n’y avait pas lieu de céder à la panique. Les infections à hantavirus sont rares et, selon ses dires, ne se transmettent pas facilement entre les individus. Cependant, la prudence est de mise, et la situation à bord du MV Hondius continue d’évoluer, alors que les autorités s’efforcent de gérer cette crise sanitaire.
La communauté internationale observe la situation avec attention, et les prochaines heures pourraient être décisives pour les passagers et l’équipage du MV Hondius.