Le président américain Donald Trump a annoncé mardi une prolongation indéfinie du cessez-le-feu en cours avec l’Iran, tout en maintenant un blocus sur les ports du pays. Cette décision intervient alors que la trêve, entrée en vigueur le 8 avril, aurait dû expirer dans la nuit de mardi à mercredi.
EN BREF
- Donald Trump prolonge le cessez-le-feu avec l’Iran à la demande de médiateurs pakistanais.
- Le blocus des ports iraniens reste en vigueur malgré l’extension de la trêve.
- Le Premier ministre pakistanais espère un accord de paix lors des prochaines négociations.
À l’approche de l’échéance, Donald Trump a reçu des demandes de médiation, notamment du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Ce dernier a salué l’extension de la trêve sur les réseaux sociaux, exprimant l’espoir que les deux parties puissent parvenir à un « accord de paix » lors de la prochaine série de négociations prévue à Islamabad.
Dans son annonce, Trump a évoqué des divisions internes au sein du pouvoir iranien, indiquant que la prolongation de la trêve se poursuivrait jusqu’à ce que l’Iran soumette une proposition visant à mettre un terme au conflit. Ce revirement de situation semble surprenant, car le président avait précédemment jugé « hautement improbable » une telle prolongation.
Parallèlement, le blocus des ports iraniens, instauré par les États-Unis, demeurera en vigueur. Ce blocus a été critiqué par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui l’a qualifié d’« acte de guerre » et de violation du cessez-le-feu. L’Iran avait menacé de reprendre ses frappes vers les pays du Golfe, ce qui pourrait perturber l’approvisionnement pétrolier mondial.
Les tensions demeurent élevées. Les Gardiens de la Révolution ont averti que si leur territoire était utilisé pour attaquer l’Iran, cela compromettrait la production pétrolière dans la région. Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a également déclaré que les sites de stockage en Iran risquaient de saturer, ce qui pourrait nuire à l’industrie pétrolière du pays.
Sur le marché, les cours du pétrole ont légèrement diminué suite à l’annonce de la prolongation du cessez-le-feu, après avoir connu une flambée depuis le déclenchement du conflit à la fin de février. Cette situation a exacerbé les inquiétudes concernant la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz, par où transite une part significative de l’approvisionnement mondial.
Trump a insisté sur le fait que l’Iran cherche à rouvrir le détroit d’Ormuz, mais a averti que cela ne serait possible que si les États-Unis prenaient des mesures drastiques contre le pays. Dans le même temps, le Royaume-Uni prévoit d’accueillir des militaires de plusieurs nations pour une mission de protection de la navigation dans le détroit d’Ormuz, soulignant la complexité de la situation actuelle.