La Bourse de New York a clôturé en baisse ce lundi, 30 avril 2026, alors que le regain de tensions au Moyen-Orient a entraîné une vague de ventes sur les marchés financiers. Ce retournement survient après une semaine où les indices avaient atteint des sommets, renforcés par des résultats d’entreprises globalement positifs. Le Dow Jones a enregistré une baisse de 1,13 %, tandis que l’indice Nasdaq a reculé de 0,19 % et l’indice élargi S&P 500 a cédé 0,41 %.
EN BREF
- La Bourse de New York chute sous l’effet de tensions au Moyen-Orient.
- Les Emirats arabes unis subissent des attaques iraniennes, menaçant un cessez-le-feu fragile.
- Les résultats d’entreprises prévus cette semaine pourraient influencer le marché.
Patrick O’Hare, analyste chez Briefing.com, souligne que le marché était clairement suracheté à court terme et devait s’attendre à un recul. Il ajoute qu’un catalyseur important a été la flambée des prix du pétrole, exacerbée par le conflit dans le détroit d’Ormuz. Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été la cible de plusieurs attaques iraniennes, un développement inquiétant qui remet en question le fragile cessez-le-feu instauré depuis le 8 avril entre les États-Unis et l’Iran.
Les tensions se sont intensifiées autour de la navigation dans ce passage maritime stratégique. Selon des responsables américains, deux navires battant pavillon américain auraient réussi à traverser le détroit d’Ormuz, mais cette information a été rapidement démentie par l’Iran. Ce climat d’incertitude incite les traders à rechercher des protections contre la volatilité, comme l’indique Jose Torres, d’Interactive Brokers.
Les craintes d’une nouvelle escalade dans le conflit ont également eu un impact direct sur les marchés. Les prix du pétrole ont augmenté, entraînant une hausse des coûts d’emprunt pour les États-Unis. Vers 20H20 GMT, le rendement des emprunts d’État à dix ans a atteint 4,44 %, en hausse par rapport à 4,37 % à la clôture de la semaine précédente. Le rendement à trente ans a même franchi la barre des 5 %, un niveau observé pour la dernière fois l’été dernier.
Patrick O’Hare avertit que ces développements constituent des menaces potentielles pour la solide croissance des bénéfices observée récemment. Malgré ces inquiétudes, le marché ne semble pas encore craindre un scénario catastrophe lié à la guerre en Iran. Les chiffres indiquent que plus de 80 % des 315 entreprises du S&P 500 ayant déjà publié leurs résultats ont surpris positivement les analystes.
La semaine à venir sera marquée par la publication de plusieurs rapports sur l’emploi aux États-Unis, dont le rapport officiel du gouvernement prévu pour vendredi. Ces données devraient offrir un aperçu précieux de la santé économique du pays et influencer le marché.
Du côté des valeurs boursières, les entreprises de logistique ont particulièrement souffert, avec des baisses notables pour UPS (-10,47 %), FedEx (-9,11 %), XPO (-7,12 %) et GXO (-17,70 %). En revanche, Amazon a enregistré une hausse de 1,35 % après l’annonce d’une offre de services logistiques indépendante. L’action eBay a également progressé de 5,05 % à 109,33 dollars, suite à une offre de rachat non sollicitée de la chaîne de magasins GameStop, évaluée à plus de 55 milliards de dollars. Néanmoins, le marché reste sceptique quant à la faisabilité de cette transaction, tandis que le titre GameStop a subi une baisse de 10,14 %, atteignant 23,84 dollars.