Une nouvelle mesure de sécurité routière vient d’être mise en place, alors que plus de 500 permis de conduire ont déjà été suspendus pour usage du téléphone portable au volant. Ce lundi 15 juin, le département des Deux-Sèvres devient le huitième à appliquer cette sanction, répondant à une problématique majeure de sécurité routière. En effet, près d’un accident sur dix est attribué à l’utilisation du téléphone en conduisant, selon les données de la sécurité routière.
EN BREF
- Plus de 500 permis suspendus pour usage du portable au volant depuis janvier 2026.
- Les Deux-Sèvres sont le 8e département à appliquer cette mesure.
- Le nombre d’infractions a diminué de 10 à 25% dans certains départements.
Malgré les efforts de sensibilisation, de nombreux automobilistes continuent d’utiliser leur smartphone en conduisant. Lors d’un contrôle routier mené récemment près de Niort, les gendarmes ont constaté l’ampleur du phénomène, renforçant ainsi la nécessité d’une vigilance accrue. Les autorités locales ont décidé d’intensifier le dispositif de sanctions dès ce lundi, avec un démarrage par une période de quinze jours de prévention.
Le directeur de cabinet du préfet des Deux-Sèvres, Tony Chesnier-Lloyd, a déclaré : « Nous avons fait le choix de démarrer par une période de prévention. » Il a également souligné que la suspension d’un permis peut avoir des conséquences significatives, notamment pour les personnes dont l’activité professionnelle dépend de leur capacité à conduire. L’objectif principal est d’éveiller les consciences sur l’importance de la concentration au volant.
Depuis le début de l’année 2026, le bilan des suspensions est déjà préoccupant. Parmi les départements ayant appliqué cette mesure, les Landes se distinguent avec 400 permis suspendus, suivis par le Pas-de-Calais et le Lot-et-Garonne. En Charente-Maritime, 55 permis ont également été retirés depuis le 1er mai. Ce bilan témoigne de l’impact de cette nouvelle législation sur les comportements des conducteurs.
Une automobiliste, Claire, a partagé son expérience avec RMC. Elle a perdu son permis après avoir tenu son téléphone pour utiliser le GPS, ce qui lui a valu une amende de 135 euros et trois points de retrait. « Sur le moment, c’était un drame pour moi », a-t-elle avoué. Elle a dû s’adapter à cette nouvelle réalité, utilisant son vélo ou se déplaçant à pied pour ses rendez-vous professionnels.
Jean-Yves Lamant, président de la Ligue contre la violence routière, salue cette initiative, qui peut entraîner des suspensions allant de quinze jours à six mois en cas de récidive. Il encourage les autres départements à adopter des mesures similaires pour renforcer la sécurité routière. Les premiers résultats semblent prometteurs : dans les Landes et en Charente-Maritime, le nombre d’infractions a chuté de 10 à 25% depuis l’instauration de la sanction.
Bien que Claire ait retrouvé son permis, elle admet avoir du mal à se défaire de son addiction au téléphone au volant. Cela soulève une question cruciale : comment concilier l’usage des nouvelles technologies avec la sécurité sur nos routes ? La mise en place de ces sanctions pourrait, espérons-le, contribuer à un changement de mentalité chez les automobilistes, afin de préserver la sécurité de tous sur la route.