Sandrine Diouf évoque la mort de Mouss Diouf : un suicide déguisé selon elle

Le 7 juillet 2012, Mouss Diouf s’éteignait à l’âge de 47 ans, après avoir lutté contre deux AVC. Sa veuve, Sandrine Diouf, reste persuadée que les circonstances de sa mort auraient pu être différentes. Dans une interview accordée à Pile Média, elle exprime sa colère envers le corps médical, estimant qu’un meilleur suivi aurait pu éviter cette tragédie.

EN BREF

  • Mouss Diouf est décédé le 7 juillet 2012, après deux AVC.
  • Sa veuve, Sandrine, accuse le corps médical d’un manque d’information.
  • Elle qualifie la mort de son mari de « suicide déguisé ».

Dans son témoignage, Sandrine Diouf fait part de sa frustration face à l’absence d’informations cruciales concernant l’état de santé de son époux. Elle déclare : « Jamais un médecin ne nous a dit que s’il ne faisait pas sa dialyse, il allait mourir. Jamais. » Cette déclaration met en lumière le désarroi face à un système médical qui, selon elle, n’a pas su anticiper les besoins d’un patient en détresse.

Pour Sandrine, la situation aurait pu être différente si elle avait été mieux informée. Elle souhaite aujourd’hui sensibiliser à l’importance de la prévention dans les centres de dialyse. « J’aurais aimé faire de la prévention pour dire ce qu’on ne m’a pas dit aux accompagnants. Les patients, c’est compliqué, mais c’est encore plus difficile pour ceux qui les entourent, » explique-t-elle. Le comédien n’a même pas eu le temps d’être inscrit sur une liste de greffe, ce qui aurait pu lui sauver la vie.

Les AVC qu’il a subis en 2009 ont profondément marqué sa santé. Sandrine révèle que le deuxième AVC a été causé par un manquement à sa dialyse. « Donc pour moi, avec le recul, c’est un suicide déguisé, » affirme-t-elle avec détermination. Cette affirmation souligne son sentiment d’impuissance face à un parcours médical qu’elle juge défaillant.

Durant les trois dernières années de la vie de Mouss Diouf, les médecins ont maintenu un discours alarmiste sur son état de santé. « Ils m’ont dit : ‘il ne passera pas la nuit’. Ça a duré trois ans. Donc l’avis des médecins, je n’en avais rien à faire, » confie Sandrine, illustrant ainsi sa profonde désillusion à l’égard du corps médical.

Chaque année, Sandrine Diouf rend hommage à son mari le jour anniversaire de sa disparition. Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2025, elle a partagé un message touchant sur son compte Instagram, évoquant leur fils, Isaac, âgé de 21 ans. Elle écrit : « 7 juillet – 1h50. 13 ans que tu nous as quittés. Mais rien ne t’efface. » Dans ce message, elle souligne que leur fils ressemble beaucoup à son père et qu’il représente un héritage précieux.

La veuve de Mouss Diouf évoque aussi les défis qu’ils ont dû surmonter après son décès. « Nous nous sommes reconstruits. Et chaque jour, je sais que tu es fier de nous. Ce chemin n’a pas été simple. Il a fallu faire des choix, » ajoute-t-elle, renforçant l’idée que la perte d’un être cher est un long processus de résilience.

Ce témoignage de Sandrine Diouf ne laisse pas indifférent. Plusieurs personnalités, dont Booder et Sonia Rolland, ont rapidement réagi à sa publication, montrant ainsi la portée émotive de ses mots et le soutien de la communauté artistique.

Au-delà de son chagrin personnel, Sandrine Diouf se fait la porte-parole d’une cause qui lui tient à cœur : l’importance de sensibiliser le public et les professionnels de santé à la réalité des patients et de leurs proches. À travers son témoignage, elle nous invite à réfléchir sur la communication entre médecins et familles, et sur la nécessité d’une prise en charge plus humaine et informée.