Un arrêté récemment publié au Journal officiel ouvre de nouvelles perspectives pour les masseurs-kinésithérapeutes en France. En effet, depuis le 14 septembre 2026, ces professionnels de santé peuvent prescrire une multitude de médicaments et dispositifs médicaux, élargissant considérablement leur champ d’action.
EN BREF
- Les kinésithérapeutes peuvent désormais prescrire 58 catégories de médicaments.
- Parmi les nouvelles prescriptions figurent des myorelaxants et des antalgiques.
- Cette mesure remplace un arrêté de 2006 qui limitait les prescriptions à 16 catégories.
Avec ce nouvel arrêté, les kinésithérapeutes ne se limiteront plus à prescrire des dispositifs médicaux basiques tels que des béquilles ou des attelles. Ils pourront désormais recommander des myorelaxants, qui sont utilisés pour traiter les courbatures et les crampes, ainsi que des antalgiques de palier 1 tels que le paracétamol, l’aspirine et l’ibuprofène, excluant toutefois les formes injectables. En outre, ils auront la possibilité de prescrire des mucolytiques, des antiseptiques locaux, ainsi que des crèmes anesthésiques et des substituts nicotiniques.
À partir d’octobre, les patients pourront également consulter leur kinésithérapeute pour un bilan prévention, renforçant ainsi le rôle préventif de ces professionnels dans le parcours de soins. Ce changement marque un tournant significatif par rapport à l’arrêté du 9 janvier 2006, qui limitait les prescriptions à 16 catégories de dispositifs médicaux, dont des cannes, des béquilles et des ceintures lombaires.
Les nouvelles prescriptions incluent une large variété d’équipements allant des potences et souleve-malades à des dispositifs plus techniques comme les boîtiers TENS pour la neurostimulation électrique, des appareils d’électrostimulation musculaire, ainsi que des matelas à air et des compresses de cryothérapie.
Les kinésithérapeutes pourront également prescrire des outils essentiels pour le suivi de la santé, tels que des tensiomètres, des saturomètres et des oxymètres de pouls, facilitant ainsi la rééducation à l’effort. Ce nouvel arrêté vise à améliorer l’accompagnement des patients en offrant une réponse plus adaptée à leurs besoins de santé.
Enfin, la liste de produits médicaux que les kinésithérapeutes peuvent prescrire inclut également des pansements étanches, des crèmes cicatrisantes ainsi que des gels hydratants, renforçant leur rôle dans la gestion des soins post-traumatiques et la réhabilitation.
Cette évolution des compétences des masseurs-kinésithérapeutes témoigne d’un changement de paradigme dans la prise en charge des patients, leur permettant d’agir de manière plus autonome et efficace dans le cadre de leur pratique. La mise en œuvre de ces nouvelles prescriptions pourrait également alléger la charge des médecins généralistes, leur permettant de se concentrer sur d’autres aspects de la santé des patients.
En conclusion, cette réforme constitue un pas en avant significatif pour les kinésithérapeutes, leur conférant des prérogatives élargies et renforçant leur rôle dans le système de santé français.