Goûters industriels pour enfants : les pires marques selon 60 Millions de consommateurs

Dans les allées des supermarchés, il est fréquent de voir les enfants tendre la main vers les boîtes colorées de gâteaux et de sucreries. Qu’il s’agisse d’oursons fourrés, de barquettes en chocolat ou de gâteaux moelleux, ces emballages sont conçus pour séduire. Mais que valent réellement ces goûters industriels ? L’association « 60 Millions de consommateurs » a mené l’enquête et a dévoilé des résultats inquiétants.

EN BREF

  • 91,3 % des goûters industriels analysés sont ultratransformés.
  • Les Kinder Délice, Kinder Country et Lulu Barquette chocolat sont les pires élèves.
  • Des alternatives saines existent, comme les biscuits secs nature et les brioches.

Dans son hors-série de juin-juillet 2026, l’association a analysé la composition de 82 produits sucrés issus de 35 marques. Le constat est alarmant : la majorité des goûters destinés aux enfants contiennent un taux élevé d’additifs, de sucres et de graisses. En effet, ces aliments représentent près de 46 % des apports énergétiques quotidiens des enfants, comparativement à 36 % chez les adultes.

Parmi les produits les plus problématiques, les Kinder Délice, Kinder Country et Lulu Barquette chocolat se distinguent en dépassant les 43 grammes de sucre pour 100 grammes. Cette surconsommation de sucre peut entraîner une hausse des fringales et des baisses d’énergie, un échec pour un goûter qui devrait apporter un équilibre entre les repas. « On rate alors l’objectif du goûter, censé éviter les fringales et les coups de barre entre le déjeuner et le dîner », a commenté Sophie Coisne, rédactrice en chef de l’association, au micro de RMC.

Les produits les plus alarmants

Les gâteaux moelleux au chocolat, tels que les Savane de Brossard, se placent en tête des produits les plus chargés en additifs. Les Napolitains de Lu affichent à eux seuls 24 ingrédients, dont 14 sont des marqueurs d’ultratransformation. Les Lulu l’Ourson, bien que mignons, contiennent 31 % de sucre, ce qui soulève des inquiétudes quant à la santé des enfants qui les consomment régulièrement.

La question qui se pose est : doit-on culpabiliser pour ces choix alimentaires ? L’association insiste sur le fait que son étude n’a pas pour but de condamner les parents pressés, mais plutôt de leur fournir des informations utiles. Heureusement, des options plus saines existent sur le marché. Les biscuits secs nature, tels que les sablés, petits-beurre et galettes, se distinguent comme les moins sucrés. Sur treize références analysées, sept ne présentent aucun marqueur d’ultratransformation.

Des alternatives à privilégier

Il est donc conseillé de se tourner vers des marques comme Roudor, les galettes de St Michel, ou les petits-beurre de Sondey (Lidl). Les brioches et pains au lait, particulièrement ceux bio ou allégés en sucre, sont également de bonnes alternatives, à condition de ne pas les accompagner d’une trop grande quantité de Nutella.

Un autre point soulevé par l’association est l’absence de Nutri-Score sur la majorité de ces produits. « Il est crucial que le Nutri-Score devienne obligatoire pour permettre aux consommateurs de mieux choisir », plaide Sophie Coisne. Cette transparence permettrait aux parents de faire des choix éclairés en un coup d’œil.

En somme, bien que les goûters industriels attirent les enfants par leurs emballages engageants, il est essentiel de prendre conscience de leur composition. Les résultats de cette étude de « 60 Millions de consommateurs » rappellent l’importance d’une alimentation équilibrée dès le plus jeune âge.