Thierry Breton s’oppose à la désindexation des pensions de retraite pour les aisés

Le dimanche 16 août 2026, Thierry Breton, ancien ministre de l’Économie et potentiel candidat à l’élection présidentielle, a exprimé son désaccord face à la proposition du gouvernement de procéder à une désindexation partielle des pensions de retraite, en particulier pour les retraités les plus aisés. Cette mesure, envisagée dans le cadre du budget 2027, suscite de vives réactions et soulève des questions sur la gestion des retraites en France.

EN BREF

  • Thierry Breton critique la désindexation des pensions pour les retraités aisés.
  • Il appelle le gouvernement à assumer ses choix concernant la réforme des retraites.
  • Le nom de Breton circule comme potentiel candidat à l’élection présidentielle.

Dans une interview accordée à BFMTV, Thierry Breton a affirmé : « C’est une très mauvaise idée. Je pense qu’il ne faut pas toucher aux retraités. » Il a souligné que le gouvernement doit « assumer » sa décision de suspendre la réforme des retraites, une mesure récemment acceptée pour éviter une censure à l’Assemblée nationale. Cette suspension, convenue par Sébastien Lecornu avec les socialistes, a pour effet de maintenir les conditions actuelles de retraite sans modification.

Breton a insisté sur le fait que renoncer à des réformes implique également des coûts. « Quand on renonce, on paie toujours », a-t-il déclaré, ajoutant que le raisonnement selon lequel les retraités devraient supporter le poids de la réforme est inacceptable. Pour lui, la proposition de désindexation des pensions ne fait que transférer la responsabilité de la gestion budgétaire sur les retraités.

Le potentiel de Thierry Breton comme candidat à l’élection présidentielle a été évoqué par François Bayrou. Ce dernier a mentionné plusieurs personnalités politiques, dont Édouard Philippe et Gabriel Attal, qui ont déjà annoncé leur intention de se présenter. En réponse à ces spéculations, Breton a déclaré : « J’en suis très honoré. Maintenant, pour moi, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. » Il a également précisé que le débat reste ouvert avec d’autres candidats potentiels tels que Jean Castex et Bruno Le Maire.

Breton a rencontré des dirigeants politiques de divers horizons, y compris le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Son objectif est de promouvoir l’idée d’une « règle d’or » budgétaire. Cette règle obligerait à équilibrer les finances publiques, ce qui semble nécessaire face à la fragmentation politique actuelle. « Je ne crois pas qu’on pourra avoir des majorités qui soient alignées sur le parti d’un président ou d’une présidente élue », a-t-il déclaré.

Pour Thierry Breton, la mise en œuvre de cette règle d’or est essentielle. Il a proposé de réduire progressivement les dépenses publiques, avec un objectif de 30 à 40 milliards d’économies par an. « C’est comme ça qu’on règlera, pas uniquement le problème des retraites, mais aussi le problème de la fonction publique territoriale, le problème des mille-feuilles territoriaux », a-t-il expliqué.

En somme, les déclarations de Thierry Breton soulignent les tensions autour des réformes des retraites et la nécessité d’un débat plus large sur la gestion budgétaire en France. Alors que le pays se prépare pour les élections présidentielles à venir, la question de la protection des retraités et de la responsabilité budgétaire demeurera au cœur des discussions politiques.